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Blogs de l'année 2005

juin 2008

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14 mai 2006

Effondrement

Sous titré : "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie", ce livre de Jared Diamond est une somme de travail incroyable, utilisant la méthode comparative et toutes les informations archéologiques disponibles pour retracer l'histoire de civilisations disparues, parfois dans des circonstances dramatiques, et celle d'autres qui ont perduré.

L'auteur va plus loin en mettant le tout en perspective avec notre situation actuelle, et certaines études de cas (Le Montana, l'Australie, la Chine, la Papouasie Nouvelle Guinée, Haïti et la république dominicaine, ...) sont de véritables monographies extrêmement bien documentées et argumentées.

Le tout donne une vision d'ensemble qui peut donner le vertige et, au choix, un bon coup de blues ou un bon coup de fouet pour se mobiliser. Car, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, ce livre n'est pas catastrophiste, et propose des pistes concrètes et sérieuses pour agir, en faisant au passage l'éloge de nouveaux processus de prise de décision "Bottom Up" et de l'intelligence collective...

J'avais lu ce livre il y a quelques mois dans sa version originale (Collapse), et j'ai malheureusement trainé un peu pour en faire la chronique. C'est maintenant chose faite, et donc l'occasion de vous signaler que la version française est disponible depuis le 11 mai.

A signaler aussi que Jean-Luc Porquet consacre à ce livre sa chronique hebdomadaire (toujours excellente, d'ailleurs - A elle seule, elle justifie l'achat de cet hebdomadaire), en page 5 du "Canard Enchaîné" cette semaine.

19 mars 2006

Le management de l'intelligence collective

Les citations des deux notes précédentes sont extraites du livre d'Olivier Zara :

"Le Management de l'Intelligence Collective"

Bien que ce livre appartienne à la catégorie des livres de management, qui n'est pas a priori un genre littéraire que je goûte particulièrement, j'ai pris un réel plaisir à le lire, et même à le relire récemment. Les processus de consultation, de recherche de solutions, de décision et de capitalisation de l'information sont souvent d'une importance cruciale lorsqu'il est question de choix engageant une entreprise ou un collectif, et ce particulièrement dans le cadre d'une démarche de développement durable.

D'ailleurs, de la baie des cochons à la libération ratée des otages américains en Iran, l'histoire regorge de fiascos qui trouvent leur origine en grande partie dans des processus de prise de décision collectifs inadaptés. La lecture de ce livre, et l'application des quelques principes de base qu'il propose, devrait donc être utile à beaucoup.

Autre mérite du livre, et non des moindres, c'est qu'il a lui même été écrit selon un processus collaboratif, en application des préceptes qu'il recommande.

Et si vous êtes amateurs de citations, vous en trouverez en quantité et en qualité !

En voici deux autres :

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

"La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat"
Kofi Annan

Pour en savoir plus :

- Le portail collaboratif R&D d'Axiopole
- Le site du livre

08 mars 2006

ECORESP : Actions possibles pour une économie responsable

L'association ECORESP a réalisé, sous la direction de Corinne Lepage, ancien ministre de l'Environnement, le premier livre débat sur l'économie responsable.    

Ce livre est le fruit d'un travail collaboratif mené pendant plusieurs mois par des professionnels des questions environnementales (chefs d'entreprises, fonctionnaires territoriaux, consultants, etc.) soucieux de développer une  vision alliant réalisme et optimisme d'une nouvelle économie conjuguant performance économique et respect de l'environnement.

A partir du recensement de bonnes pratiques en France, en Europe et dans le Monde, ce livre-débat expose les raisons du retard français en la matière et propose des pistes innovantes pour sortir des blocages actuels.

Dans 12 secteurs d'activités (énergie, santé, commerce, eau, air et bruit, économie des matériaux et gestion des déchets, agriculture, chimie, industrie, bâtiment, transports, finances), ce livre met en débat près de  200 propositions qui pourront être les moteurs de l'emploi de demain.

Pour télécharger gratuitement (et tout à fait légalement), le livre blanc ECORESP 2006, cliquez ici !

09 décembre 2005

Regards d'anthropologues sur l'écologie

Noras_bookOui, c’est du copinage, et alors ?

J’ai connu Nora en 1987, j’ai l’impression que c’était hier. J’ai bien vieilli depuis, elle n'a pas changé. Ce qui ne l'a pas empêché de faire un sacré bout de chemin. Nous ne nous sommes revu depuis que deux ou trois fois, mais nous n'avons jamais cessé de nous écrire, d’abord avec de vraies lettres (vous savez, sur du papier), puis par email. Il y a quelques années, elle m’a fait faire la connaissance de Richard Wilk, Anthropologue comme elle, qui a été son professeur à l'Université de l'Indiana.

Ils viennent de publier ensemble "The Environment in Anthropology", une analyse de l’environnement et de l’écologie du point de vue de l'anthropologue. Ce livre pose des fondations intellectuelles solides sur le sujet, tout en proposant des outils concrets d'analyse des problèmes.

Ensemble, ils analysent les questions les plus actuelles sur l’environnement : Quels sont les impacts environnementaux de l’urbanisation ? Comment les environnementalistes voient-ils les populations autochtones ? Comment analyser l’impact global d’entreprises « écologiquement correctes » comme « The Body Shop » ? Ils détaillent aussi les sujets fondamentaux que sont la croissance de la population, le développement, la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles, les cultures et les savoirs faire locaux, et la consommation dans une économie mondialisée. L’attention des lecteurs est notamment attirée sur les interactions étroites entre environnement, politique et économie, telles qu’un anthropologue peut aujourd‘hui les analyser. Les essais introductifs à ce livre replacent les différentes contributions dans leur contextes historiques, croisant les approches académiques, polémiques et une réflexion éthique, le tout dans un esprit de vulgarisation destiné à rendre l’ouvrage accessible au plus grand nombre.

En recherchant un équilibre entre les nouvelles approches scientifiques et pédagogiques, la théorie et la pratique, et en proposant de nombreuses ressources complémentaires, "The Environment in Anthropology" propose une introduction idéale à un nouveau champ d’investigation.

Parmi les contributeurs, on note : Julian Steward, Robert Netting, Virginia Nazarea, Vandana Shiva, Arturo Escobar, Susan Stonich, Billie Dewalt, Akhil Gupta, Bonnie McCay, David Maybury-Lewis, Caren Kaplan, Conrad Kottak, Kay Milton, J. Peter Brosius.

La présentation de ce livre sur ce blog est aussi pour moi l'occasion de rendre une fois de plus hommage à "l'autre Amérique", celle du foisonnement intellectuel et de la recherche d'alternative, celle dont nous avons tant besoin et que nous devons impérativement soutenir.

Je souhaite bien du succès à cet ouvrage, en attendant une édition en français.

Voir la notice du livre chez l'éditeur

02 novembre 2005

Boite à idées, idées de boites

Vous voulez changer le monde ? Bougez vous le c... !

C'est ce que semblent vouloir nous dire ces deux là : Sylvain Darnil et Mathieu le Roux sont partis à la rencontre, sur les 4 continents, de ceux qui sèment ces fameuses "graines de changement", les pionniers du développement durable.

C'est ainsi qu'il ont bouclé leur "Tour du monde en 80 hommes" (dont pas mal de femmes).

Le récit de leurs entretiens est une véritable mine d'or, pour tous ceux qui veulent agir, sans trop savoir par où commencer. Ceux qui parmi vous ont la "fibre entreprenariale" y trouveront leur compte, et des quantités de pistes pour se lancer. Pour tout les autres, qui enseignent, travaillent ou militent autour des concepts de développement durable ou de management environnemental, c'est une formidable boite à idée que vous trouverez dans ce livre. En réconciliant, mine de rien, capitalisme et générosité, rentabilité et responsabilité, entreprise et progrès social. Plus que les idéologies, ce sont les femmes, les hommes, et ce qu'ils réalisent qui importent.

Parmi toutes ces rencontres, certaines m'ont vraiment touché, parfois remué, et j'ai bien sûr mes petit(e)s préféré(e)s.

Par ces temps de morosité, de doute, de crise des institutions et même des utopies, ce livre est un formidable antidote. Un de ceux* qui vous font dire : "Oui, c'est encore possible".

"80 Hommes pour changer le monde - Entreprendre pour la planète"
De Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux
Ed. JC Lattès

Voir aussi : www.80hommes.com

* A ce titre, ce livre rejoint l'un de mes ouvrages fétiches :
"Facteur 4 - Un rapport au Club de Rome"
De Ernst U. von Weizsäcker, Amory B. Lovins et L. Hunter Lovins.
Ed. Terre Vivante
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En prime, parce que je vous aime bien, une citation qui court sur la blogosphère ces temps-ci, attribuée à Albert Jacquard :

"Le travail essentiel sera d'extirper dans les esprits l'idée qu'on doit être meilleur que l'autre. Non je ne dois pas être meilleur que l'autre, je dois être meilleur que moi, grâce à l'autre."

29 octobre 2005

La coopération crée, la compétition trie : L'après Darwin est il ouvert ?

Au grès des impulsions, des intuitions, ou des recommandations, j'ai toujours deux ou trois livres ouverts en même temps. (A ceux qui se demandent comment je fais, malgré une vie familiale et professionnelle trépidante, je répondrais que choisir le train libère du temps pour lire, et qu'on est pas obligé d'y lire les Metro, Marseille Plus ou 20 Minutes qu'on vous y imposerait presque).

Je viens donc de finir "Révérence à la Vie, livre d'entretiens avec Théodore Monod, qui fut tout à la fois un grand naturaliste, un chrétien non orthodoxe et un humaniste atypique, et le "Nouveau tour du monde d'un écologiste", de Jean-Marie Pelt, qui répond à sa manière à la même définition.

Jean-Marie Pelt est un conteur hors pair. C'est un écologiste, au sens scientifique de ce mot, et un observateur attentif des interactions, harmonieuses ou désastreuses, selon les cas, entre l'homme et son environnement.

Ce tour du monde nous aide à explorer et à comprendre des écosystèmes pratiquement abrités de toute influence humaine, à en visiter d'autres, ou l'incurie et la cupidité ont conduits à des désastres majeurs (les cas de Haïti, du Nauru ou de la mer d'Aral sont à ce titre édifiants), et enfin d'autres, rares, ou le développement du bien être humain a pu se faire de façon harmonieuse avec l'écosystème.

Si le livre tout entier permet de passer un bon moment en apprenant beaucoup au passage, (Jean-Marie Pelt est le prof qu'on voudrait tous avoir eu), la grande leçon du livre tient pratiquement dans son dernier paragraphe :

" Viendra un jour où le darwinisme (la lutte pour la vie) n'apparaîtra plus comme l'explication unique et ultime de l'évolution, la prise en compte de l'importance décisive des phénomènes de coopération, restés jusqu'ici dans l'ombre, finissant pas s'imposer. Comme il y a eu un avant Darwin, il y aura un jour un après Darwin. On comprendra alors toute la puissance des forces créatives fondées, comme on voudra, sur la coopération, ou la symbiose, ou la solidarité, et, pour tout dire, au niveau conscient, sur l'amour. "

Voilà qui me fait une transition merveilleuse avec mes deux notes précédentes.

PS 1 : Cette conclusion de Jean-Marie Pelt cadre à merveille avec des signaux faibles (bon, d’accord, parfois vraiment faibles) que je crois capter, sur l'émergence d'un nouvel état d'esprit de coopération des humains entre eux et avec la nature. L'émergence est un processus évolutif naturel permettant de passer à un niveau de complexité et d'organisation supérieur, la vie apparaissant à partir de processus de chimie pré biotique, conduisant ensuite à la vie multicellulaire, puis à l'organisation sociale des organismes vivants, etc. Cette fameuse "intelligence collective", que j'appelle de mes voeux, est-elle en train d'apparaître ? Combien de temps prendra ce processus ? Sera-t-il assez rapide pour nous permettre de répondre aux défis qui nous attendent ?

J’espère ne pas prendre mes désirs pour des réalités, mais il me semble qu’une évolution, qu’on doit sans doute à l’école républicaine, pourtant tant critiquée, se déroule en ce moment. Nos parents et nos grands parents étaient des bâtisseurs, des ingénieurs, des techniciens. Ils furent capables de façonner leur pays, de construire des villes, des infrastructures, de faire fonctionner les rouages complexes de l’administration ou des entreprises.

Il me semble qu’aujourd’hui, au delà de la seule compétence technicienne, c’est toute une couche de la population (sans distinction d’age ou de classe sociale) qui se sent libre de critiquer les modèles du passé et veut désormais proposer, agir, inventer son avenir. Qui n’attend plus d’une autorité supérieure un programme tout fait.

Ce fameux « désenchantement du monde », cette perte de confiance dans les idéologies du passé, cette crise de confiance actuelle est elle aussi la crise qui prépare un état nouveau ?

PS 2 : Je suis aussi en train de lire "Le tour du Monde en 80 hommes", de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux. Voilà qui m'a donc permi de faire le tour du Monde, dans ma tête, en compagnie de 3 écologistes ! Cet autre livre est une grande source d'inspiration pour tous ceux qui cherchent à aller au delà de la prise de conscience, pour passer à l'action.
J'y reviendrai !

06 octobre 2005

La somme de nos démissions

Céline est une femme courageuse. Mais peut être est-ce là un pléonasme ?

Bertold Brecht avait déjà titré une de ses pièces « Mère courage ». Et je crois sincèrement que les femmes ont ceci de plus que nous, ou en tout cas à un degré plus élevé : La capacité à regarder les choses telles qu’elles sont, à les assumer et à y faire face.

Honneur aux femmes, donc. A toutes les femmes, mères ou pas.

Céline, donc, qui porte le joli projet d’une ONG « Demain la Terre » (Site en construction) pour accompagner les PME / PMI sur l’étroit et tortueux chemin du développement durable, m’a fait cadeau du dernier livre de Jean-Pierre Dupuy : « Petite métaphysique des Tsunamis », que j’ai dévoré en quelques heures.

Ce livre, qu’on pourrait sous-titrer « Essai sur la mal », porte sur notre perception du mal, et surtout du malheur, et sur notre capacité à l’accepter, à faire face, et à l’anticiper. Qu’il s’agisse de catastrophes naturelles ou de celles liés à l’action humaine importe en l’occurrence peu. Quoique...

Je vous recommande vivement la lecture de ce livre, même s’il vous faudra faire preuve d’un peu de courage, justement. Le sujet n’est pas des plus divertissants, j’en conviens, mais la pensée de l’auteur est si éclairante que j’aimerai en citer ici de nombreux passages. L’auteur lui-même en cite beaucoup d’autres, empruntant aux philosophes de l’antiquité, à ceux des lumières (Voltaire, Rousseau), et à ceux que l’histoire récente a inspiré (Hans Jonas, Hannah Arendt, Günther Anders). Sa capacité à rapprocher les concepts, les évènements, les incroyables ironies de l’histoire et les incongruités de certains épisodes est tout simplement remarquable.

Je ne citerai qu’un passage du livre, celui qui m’inspire le titre de cette note. Ce dialogue entre Pompée et son général Caton est extrait de « La Guerre civile », de Henri de Montherlant :

« Quand César eu franchi le Rubicon, pas une ville qui ne l’ait accueilli avec joie. Ceux qui viennent à lui s’accroissent chaque jour. Ils disent : « Toute résistance est vaine. César est une fatalité ! » Pompée : « C’est une parole de pleutre. Que quelqu’un lui barre la route, César ne sera plus une fatalité » Caton : « Mais personne ne lui barre la route. » - La fatalité est la somme de nos démissions »

Je pourrai vous en citer beaucoup d’autres, tant la surprise est au coin de chaque page.

Il est dommage que l’auteur expédie en un paragraphe la notion de « développement durable », mais il s’agit à mon avis d’un malentendu sur le sens qu’on veut bien donner au terme de « développement ». J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer là dessus.

Au-delà de la compassion, de l’urgence, de notre sentiment d’impuissance face aux catastrophes naturelles, l’auteur, reprenant son appel pour un « Catastrophisme éclairé », nous conjure de nous concentrer sur catastrophes à venir, sur celles dont nous sommes à l’origine, et dont la probabilité est de l’ordre de la certitude, pour nous inviter à faire en sorte que « cela devienne faux », en réagissant à temps.

Bonne lecture.

26 septembre 2005

" L’humanité, espèce menacée "

Désolé pour le titre un peu catastrophiste de cette note, mais il s'agit bien de tirer un signal d'alarme, car, hélas, les faits sont là.

C'est aussi le titre de la version grand public de l'ouvrage "Pour la Biodiversité: manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel" dont j'ai déjà parlé il y a quelques mois. Ce précédent ouvrage avait pour objet d'alerter les élus, responsables politiques, responsables d'associations et acteurs professionnels, des enjeux liés à la perte brutale de biodiversité que nous connaissons, et proposait quelques pistes de réflexion et d'actions politiques concrètes pour une meilleure gestion de ce patrimoine naturel.

Ce nouveau livre a été ramené à environ 200 pages, et vise à faire connaître les enjeux à un public beaucoup plus large, tout en restant orienté sur la réflexion et l'action. Il est à mettre entre toutes les mains !

" L'humanité, espèce en danger " est préfacé par Hubert Reeves.
Y ont contribué:
Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage,
Maurice Wintz, membre du bureau de FNE (France Nature Environnement, fédération des associations françaises de protection de l'environnement)
Dominique Bourg, philosophe,
Michel Maffesoli, sociologue,
Bernard Chevassus-au-Louis, président du MNHN (Museum National d'Histoire Naturelle)
Robert Barbault et Patrick Blandin, du MNHN
Patrick Hubert, avocat international
Gilles Pipien, Spécialiste des politiques publiques en matière d'environnement.

Cet ouvrage est paru, chez l'éditeur : "éditions A. VENIR". Vous pouvez le commander, pour 12 euros port compris, à :

Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage
26, rue Pascal
75005 Paris
téléphone: 01 43 36 04 72
fax: 01 43 36 06 18
roc-paris@roc.asso.fr

Pour info, l'ensemble des auteurs a fait don des droits d'auteurs à la ligue.

Pour plus d'information : Sur cet ouvrage, et sur la version destinée aux élus et responsables d'association. voir le site de la ligue ROC.

11 juillet 2005

Changer sa vie pour changer le monde ?

Non, le héro qui sauvera l'humanité du désastre ne ressemble pas à Bruce Willis dans "Le 5ième élément" ou ce genre de film. Il ressemblerait plutôt à vous et moi, à des gens ordinaires, qui avec leurs frêles épaules et leurs moyens limités ont envie de vivre mieux, de vivre en fraternité et en harmonie avec leur entourage. Ils ont décidé de ne pas tout mettre dans leur carrière, d'arrêter la course éperdue après l'argent et le temps. Ils seraient plutôt dans l'être que dans l'avoir, et cherchent à donner un sens à leur vie, à être les artisans (les artistes ?) de leur destin. Ils seraient plus nombreux qu'on le croient, et s'ils prennent conscience de leur nombre et de ce qu'ils peuvent faire, ils peuvent nous emmener très loin.

C'est la principale leçon du livre épatant de Patrick Viveret : "Pourquoi ça ne va pas plus mal ?". Un livre dense, fort, avec des références et des pépites incroyables, notamment une citation de John Maynard Keynes, curieusement passée inaperçue, qui pourtant annonce avec virulence les dérives de nos sociétés "économistes", happées par le "toujours plus", alors que nous devrions aller vers le "toujours mieux". Parmi les nombreuses citations, celle du philosophe Alain, que je ne suis pas prêt d'oublier : "La meilleure chose que nous puissions faire pour ceux que nous aimons, c'est d'être heureux". Ce serait aussi, selon Patrick Viveret, la meilleure chose que nous puissions faire pour les générations futures : nos enfants, nos petits enfants. Transmettons leur la culture du bonheur, remettons plus d'Eros et moins de Thanatos dans nos vies.

Autre leçon forte, pourtant si ancrée dans les sagesses traditionnelles, mais tant oubliée : Vivons à l'heure, celle de l'instant présent, au lieu de courir après celle qui viendra plus tard. Carpe diem. Tout est dit.

Certain leur ont collé l'étiquette de "créatifs culturels". Pourquoi pas ? Je n'y vois rien d'infâmant.

Voir aussi sur Caracoleando l'appel pour un autre regard sur la richesse, et le site Dossier 2007, pour une réappropriation de la démocratie par les citoyens. Patrick Viveret est aussi l'un des initiateurs des fameux "Dialogues en humanité" dont j'ai déjà parlé.

11 juin 2005

Cyclopolis, ville nouvelle

Signalé par Isabelle, "Cyclopolis, Ville nouvelle" est un livre de référence, à faire connaître. Il est écrit par Benoît Lambert qui a fondé l'antenne suisse du Worldwatch Institute (www.delaplanete.org).

Ce livre est une vivifiante éloge des mouvement de promotion de la bicyclette et de la modération des transports individuels motorisés. Au delà, c'est à une douce reconception des villes qu'il nous invite.

Que la bicyclette puisse contribuer à rendre l'air des villes plus respirables, ou à lutter contre l'effet de serre et les pics d'ozone, on s'en doutait. Mais la bicyclette peut-elle aussi aider à recréer du lien social ? Peut-elle être un nouvel instrument de solidarité Nord / Sud ? Faire du vélo serait-il un acte "politique" ?

Si vous associez progrès à motorisation, si pour vous le fait de vous mettre à marcher ou à pédaler serait une régression sociale, lisez ce livre. Vous y trouverez de quoi réflechir, de quoi sourire souvent, et de quoi chambouler pas mal d'idées reçues. Si vous êtes déjà convaincus, rien ne vous enpêche de le lire, vous y trouverez des arguments nouveaux dans vos négociations, vos discussions avec les élus, et vous prendrez votre pied !

Vous pourrez lire un résumé du livre ici !
(Un peu de "scroll  down" - faites défiler l'écran - sera nécéssaire).

- Voir aussi : Le site de l'éditeur

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  • Vivant
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  • Ligue ROC : protection de la nature, non-chasseur...
    La Ligue Roc est une association présidée par Hubert reeves, qui agit en faveur de la faune sauvage et de la défense des droits des non-chasseurs : "Tout animal est un être sensible"
  • Biodiversité 2007
    Pour placer la biodiversité au coeur des débats : ce site se veut un "outil politique" au service de la démocratie participative pour enrichir la démocratie représentative. Cette étape nouvelle pour une démocratie renforcée est nécessaire à relever les défis du siècle.

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