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Blogs de l'année 2005

juin 2008

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14 juin 2006

Déménagement

Rectification : Rien ne ferme bien sûr.

Par contre, le blog poursuit sa route à une nouvelle adresse :

- http://www.noolithic.org

Il y sera toujours question d'intelligence collective, de développement durable, de biodiversité, d'innovation, ... mais aussi de fleurs, de papillons et de bicyclettes ;-)

A bientôt,

12 juin 2006

On ferme !

J'arrête ce blog...
... Enfin, seulement ici, à cette adresse ...

Donc on continue, et on reprend là où on s'est arrêté, sur www.noolithic.org

Le temps de personnaliser le thème, et d'ajouter un peu de contenu (votre indulgence sera comme toujours, bienvenue...)

Au fait, quelqu'un sait-il comment reprendre le contenu de ce blog (ici), et le transporter ?

14 mai 2006

Noolithic.org

Juste un détail : Vous pouvez désormais accéder à ce blog à l'adresse :

- http://www.noolithic.org

C'est plus court et plus facile à retenir. Rien de changé à par ça, mais si vous décidez de modifier votre page de lien ou vos favoris, conservez plutôt cette adresse là. Par ailleurs, Noolithic.com continue son bonhomme de chemin, en attendant (d'ici quelques semaines, j'espère) une refonte de la charte graphique, la mise à niveau sur une version plus récente de Spip, et une actualisation du contenu.

30 décembre 2005

Compil 2005

Pour ce qui sera mon dernier post de l'année, en attendant de vous retrouver en 2006, voici une sorte de bilan (150 notes depuis la première !), à travers quelques morceaux choisis. Voici celles que je préfère, celles qui ont suscité le plus de réactions, voire d'indignation pour certain, celles que vous avez préféré.

Et puis, il y a ceux de mes ami(e)s : Isabelle, Fred, Jean-Phi, Olivier, et tant d'autres ...

N'oubliez pas non plus, de temps en temps, de jeter un coup d'oeil sur le site Noolithic.

Je vous souhaite une bonne, chaleureuse et fraternelle année 2006. Qu'elle soit pour vous placée sous le signe du dialogue, de la diversité, de la complémentarité, du questionnement, du partage, des rencontres, des projets, de la création en commun, des rêves et de l'amour.

14 septembre 2005

Quels défis pour l’éthique dans notre société technologique ?

"L'homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal.
L'excès de sa force le condamne à la vertu"

Jean Rostand

La progression considérable da la connaissance, notamment dans les sciences du vivant, et la disponibilité de technologies permettant d'agir au niveau moléculaire sur les organismes, d'en modifier les propriétés, d'intervenir sur le cours de l'évolution et même de transgresser les barrières interspécifiques apporte son lot de questionnements nouveaux.

Cette avancée des sciences et des technologies brouille en même temps la frontière entre le vivant et l'inanimé. Une vision réductionniste extrême peut même conduire à nier toute spécificité au vivant, considéré alors comme étant simplement un état particulier d’organisation de la matière.

Les progrès en cours, et ceux à attendre des nanotechnologies permettent d’envisager maintenant d’agir au niveau atomique sur la matière, et d’envisager la production de matériaux aux propriétés radicalement nouvelles.

Le débat éthique n’est donc plus réservé au domaine du vivant. Même si dans ce domaine, de nombreuses questions spécifiques restent encore ouvertes :

Y a-t-il quelque chose de sacré, de particulier à reconnaître au vivant ? L’éthique doit- elle faire la différence entre la chimie ou la physique et la biologie ?

Le brouillage des repères concerne aussi l'homme. Le décryptage du génome humain, l'amélioration de la compréhension du fonctionnement du cerveau et du rôle des neurotransmetteurs ouvrent des perspectives thérapeutiques inédites. Elles ouvrent aussi des nouveaux champs de responsabilité et d'éthique. Les risques de dérives néo-eugénistes ou d'érosion de la solidarité sont toujours d’actualité.

Notre capacité d'agir (et donc, aussi, de nuire) prend une dimension universelle (les gènes, les protéines, les molécules n'ont pas de frontière) et potentiellement irréversible. Nos interventions sur le vivant, sur l’écosystème et sur la société nous engagent et engagent les générations à venir. Nous devons nous interroger sur le droit que nous avons de les "embarquer" dans nos projets, ou du moins jusqu’à quel point nous le pouvons, sans restreindre leurs liberté de choix. Pour autant, il nous appartient de répondre aux défis du développement durable, et l'immobilisme nous est plus que jamais interdit.

Or, les débats éthiques suscités par l'avancée des sciences ont du mal à trouver une dimension universelle, et sont souvent écartelés entre des approches difficilement conciliables :

-          Une approche dite "utilitariste", dominante dans la pensée anglo-saxonne, reposant sur une analyse en termes de coûts et de bénéfices : Qui en bénéficie, qui en subit les conséquences ?

-          L'approche du marché : Si quelqu'un est prêt à payer ce que quelqu’un d'autre est prêt à produire, pourquoi intervenir ?

-          Une tradition philosophique européenne qui trouve ses racines dans l'antiquité, à laquelle a notamment contribué Emmanuel Kant ou plus récemment Hans Jonas,

-          L'approche "morale" inspirée par les religions, instituant des droits, des devoirs et des interdits variables selon la religion considérée et l'interprétation qui en est faite.

L'aspect inédit du débat nous oblige à rechercher, au delà de ces quatre approches traditionnelles, des "fondamentaux" éthiques susceptibles d'être acceptés par l'humanité dans son ensemble, présente et future.

Dans la diversité culturelle du monde moderne, résultat d'une histoire plusieurs fois millénaire, peut-être faut il aller chercher ces fondamentaux non dans le raisonnement mais plutôt du coté de nos émotions et de nos instincts, bien sûr dans ce qu'ils ont de meilleur : Emerveillement devant ce qui est beau, respect de l'autre, humilité, solidarité et sens de la responsabilité. Il est vraisemblable que ces principes constituent un patrimoine commun de l'humanité, peut-être acquis il y a très longtemps, bien avant qu'elle n'accède à l'écriture, et peut être même avant qu'elle n'accède au langage articulé. Ces principes élémentaires, naïfs en apparence, sont pourtant à l'origine d’un état d'esprit qui a permis toutes les constructions philosophiques, morales, et même légales élaborées depuis l'antiquité. Cet état d’esprit est aussi celui qui conduit aujourd’hui à la recherche d’un développement durable, fondé sur l’équité, la solidarité et la responsabilité.

Nous sommes à un tournant de l'histoire de l'humanité, à un moment ou notre puissance atteint un niveau sans précédent, et de ce fait à un moment ou nos obligations et nos responsabilités, envers ceux de notre espèce comme de l'ensemble de l'écosystème sont plus élevées qu'elles ne l'ont jamais été. Nous aurions probablement tort d'oublier, par orgueil, ce que nous sommes vraiment et ce que nos émotions les plus simples peuvent encore nous apprendre.

Il n’est pas trop tard pour se mobiliser et déployer d’urgence, dans chacune de nos actions, l’indispensable triple solidarité : Dans l’espace, envers nos semblables qui vivent en même temps que nous sur la même planète, dans le temps, afin de léguer aux générations futures des conditions de vie qui leur permettent un réel épanouissement, et une solidarité interspécifique, seule à même de garantir un fonctionnement durable des « services écologiques », qui nous sont fournis gracieusement par l’ensemble des êtres vivants sur cette vieille terre.

Pour mémoire :

Les trois maximes d'Emmanuel Kant :

- « Agis toujours de telle sorte que ta conduite puisse être érigée en loi universelle. »

- « Agis toujours comme si tu étais tout à la fois législateur et sujet de la république des volontés. »

- « Agis toujours de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien en ta personne qu'en celle d'autrui, comme une fin et jamais comme un simple moyen. »

Hans Jonas, dans le « Principe de responsabilité », apporte à ces trois maximes le complément suivant :

- « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre et de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d'une telle vie. »

Voir aussi, sur Noolithic, les articles de la rubrique « Ethique », et notamment « L’Ethique dans une organisation », de Marie-Françoise Clamens.

Merci à Colin Tudge, à qui cette réflexion doit beaucoup, notamment à un essai publié dans la collection « Regards éthiques » : « Le clonage ».

08 septembre 2005

Indice de Développement Humain

Le PNUD publie aujourd’hui le rapport 2005 sur le développement humain.

17 août 2005

Pourquoi sortir de la voiture ?

Je n'ai pas l'intention de faire de ce blog un espace de discussion réservé aux transports, notamment urbains, mais l'abondance des réactions à ma précédente note (publiée aussi sur Agoravox), et leur teneur, m'incitent à revenir brièvement sur le sujet.

J'ai délibérement choisi un ton provocateur pour cet article. Mais je pense tout ce que j'ai écrit. De nombreuses études, basées sur des constats objectifs, démontrent que de toutes les inventions humaines, l'automobile est celle qui a eu le plus d'impacts sociaux et environnementaux, et aussi celle qui est responsable du plus grand nombre de morts. (Bien que le nucléaire, ou les OGM, concentrent une opposition bien plus forte).

Mais je savais que je m'attaquait à un tabou. Je peux écrire "Dieu est mort", tout le monde s'en fout. Mais si j'écrit "l'automobile est un moyen de transport obsolète dont il faut limiter l'usage", je suis un dangeureux écologiste radical. Certains de mes amis ont vécus comme une trahison que je puisse aborder le sujet de cette façon. D'autres, ne comprenant même pas qu'un être sensé puisse seulement envisager la question d'une alternative à l'automobile, répondent à mon "comment ?" un "pourquoi ?" désemparé.

C'est vrai que c'est pratique l'automobile. Mais seulement parce que toute notre vie, nos villes, nos centres commerciaux, nos facultés et nos lycées, sont conçues et construites, ou adaptées avec force, pour l'automobile. Pour travailler, elle nous est souvent indispensable, même si elle nous pique une bonne partie de ce que nous avons gagné en travaillant. J'ai la chance rare de pouvoir me passer de voiture pour travailler, et de m'organiser entre le vélo et le train. J'espère que ça va durer. Mais tout le monde ne peut pas en faire autant, et loin de moi l'idée de culpabiliser ceux qui ne peuvent pas faire autrement. C'est justement pour ça (parce que les conditions pour un vrai choix n'existent pas) qu'il faut d'urgence chercher des alternatives à l'automobile comme moyen de transport individuel. Pour tous, et pour que tout le monde y gagne. Même si on réglait le problème de la consommation d'énergie fossile et de la pollution, il resterait le problème de la place qu'elles prenent, et dont elles ont besoin pour circuler et stationner.

Alors pourquoi sortir de la voiture ? Sans revenir sur les arguments évoqués précédemment, juste une annecdote : Hier soir, Marseille était bloquée. Des milliers d'automobilistes sont restés sur place pendant deux ou trois heures, simplement parce que le principal tunnel d'accès aux autoroutes permettant la sortie de la ville par le nord était fermé. Ces derniers mois, j'ai souvent vu une telle situation chaotique, pour des raisons diverses. Le vrai problème est que nous sommes tellement près du maximum soutenable en terme de densité automobile, qu'un rien suffit à gripper la machine. Et le parc automobile continuant à croître (de même que la taille moyenne des automobiles), le jour ou il sera devenu absolument impossible de se déplacer en voiture est pour bientôt. Certes, les disparités locales sont importantes, et certaines villes s'en sortent beaucoup mieux que d'autres. Mais Marseille n'est pas un cas isolé, surtout si on prend en comptes d'autres grandes villes du Sud, comme le Caire, Alger, Mexico, ...

Alors, je vous retourne la question : Pourquoi sortir de la voiture ? Et comment faire ?

Je n'ai pas la réponse à moi tout seul. Mais l'annonce récente de la fermeture de certaines lignes SNCF en province ne me semble pas aller dans la bonne direction...

09 août 2005

Comment sortir de la voiture ?

Pendant que certains se mobilisent sur l’épineuse et ô combien complexe question de savoir « comment sortir du nucléaire ? », je m’interroge sur la question apparemment plus triviale, mais seulement apparemment, de savoir « comment sortir de la voiture ? ».

Pour ceux qui seraient tenté de me la faire, je ne veux pas dire « tirer la poignée pour ouvrir la portière ». La question est hélas beaucoup plus difficile que ça.

Lire la suite sur Noolithic

21 mai 2005

Pour arrêter de parler de développement durable (Suite)

Pour revenir sur mon article un peu provocateur, proposant d'arrêter de parler de développement durable, je me sens un peu obligé de faire quelques propositions complémentaires.

Certains mots, certaines expressions fatiguent vite, à force d'être utilisées à tors et à travers, et récupérées par certains groupes d'intérêt particulier. Cela semble être le cas, malheureusement, de "développement durable". A contrario, certaines expressions durent et gardent tout leur sens, c'est le cas par exemple de "Liberté, Egalité, Fraternité".

La fraternité, comme je le rappelle dans l'introduction du site Noolithic, est indissociable d'une solidarité élargie, dans l'espace (L'humanité entière) et dans le temps (les générations futures). Nicolas Hulot, et d'autres, nous exhortent à intégrer une troisième solidarité, avec le monde vivant pris dans son ensemble. (Voir : Espèces vivantes de tous les pays, unissez vous !).

J'aime beaucoup l'idée de Sylvie Brunel, consistant à résumer l'idée de développement durable à la notion d'intérêt général, pris dans son sens le plus large (et donc, intégrant les trois solidarités fondamentales évoquées plus haut).

Pourquoi ne pas alors parler de "Développement fraternel", ou de "Développement solidaire ?"

Et aussi, au lieu d'en parler (ou d'écrire, comme je le fais), le faire !

07 mai 2005

L’éthique dans une organisation

Marie-Françoise Clamens m’a précédée au Mastère MIQE d’une année (elle a été diplomée en 2003). Elle nous fait l’honneur de proposer sa thèse en téléchargement sur Noolithic. Si vous décidez de télécharger le document Acrobat joint à l'article, soyez gentil de lui envoyer un petit courriel avec un retour de votre part. Et n’oubliez pas de respecter son droit d’auteur :-)

Proposition d’analyse pour la qualité sociale et environnementale en entreprise

Responsabilité sociale des entreprises, développement durable, éthique des affaires, bioéthique, éthique sociale, éthique environnementale...Tous ces termes d’actualité contiennent dans les différentes définitions proposées ici et là, une réflexion sur le comportement humain vis-à-vis de son environnement et des autres espèces peuplant la planète.

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