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28 janvier 2006

Cycles révolutionnaires

VersatileDésolé si le titre de cet article vous a induit en erreur, ce n'était pas mon intention (quoique ?). Il ne sera donc pas question ici de politique (quoique ?), mais de ces merveilleuses machines dues au génie humain et mues par la force humaine...

Outil convivial par excellence, dans tous les sens du terme et selon les critères définis par Ivan Illich, la bicyclette est bien plus qu'un outil. Elle procure du plaisir à son utilisateur, favorise l'évasion, crée un sentiment de liberté propice à la pensée et à la créativité.

Du seul point de vue de l'efficacité, n'importe quelle bicyclette standard permet de multiplier par 5 la mobilité et la rapidité de son utilisateur. Et pourtant... Que d'améliorations on pourrait lui apporter, en tenant compte de ses limites et de ses forces.

Quand on sait par exemple qu'à 30 km/h, les forces de friction sont négligeables, et que 80% de l'énergie du cycliste est dépensée à déplacer de l'air, on prend soudainement conscience d'une formidable marge de progrès possible. Et sur le plan du confort, il y a sans doute mieux à faire que cette chère vieille selle...

Il y a très longtemps (10 ans ?) j'ai fait mes débuts sur le web en écrivant cet article sur les « vélos couchés » ou Véhicules à Propulsion Humaine (Human Powered Vehicle en anglais). Alors marginaux, voire inconnus en France, les Véhicules à Propulsion Humaine étaient déjà assez populaires chez nos voisins allemand, hollandais, suisses, ou encore aux Etats-Unis et en Angleterre. Des rassemblements internationaux et des compétitions étaient organisés tous les ans, permettant aux amateurs de confronter leurs créations (à l'époque, la plupart des pratiquants concevaient et fabriquaient eux même leurs machines). Un championnat du monde était même organisé tous les ans, en alternance entre l'Europe et le continent américain. La convivialité et la bonne humeur étaient, et sont toujours, de rigueur dans ces championnats où les amateurs peuvent croiser les champions et échanger avec eux leurs idées. L'ambiance particulière de ces courses vient aussi du fait qu'il n'y a pas d'argent en jeu, pas (ou peu) de sponsors, et qu'il y règne un véritable amateurisme. Les véhicules à vocation utilitaire (les fameux « vélomobiles ») y coexistent avec des engins de pure performance.

Cette année, les Véhicules à Propulsion Humaine seront à l'honneur en France, et à deux reprises. Ce sera l'occasion je l'espère pour le grand public de découvrir enfin les avantages de ces fruits de l'évolution de la bicyclette.

Pour la première fois, France HPV organisera les championnats du Monde. Ce sera à Allègre, en Haute Loire, du 5 au 11 août 2006. Courses, randonnées, démonstrations, expositions et salon commercial sont au programme. Vous aurez la possibilité de tester vous même certains véhicules, et de découvrir de nouvelles solutions d'écomobilité.
(Je vous laisse prendre connaissance du programme détaillé sur le site de l'évènement)

Un peu avant, France HPV participera au congrès de la Fubicy, à Amiens, du 21 au 23 avril. L'association y présentera notamment une exposition de posters sur les VPH, et un atelier « vélomobiles », avec la présence de plusieurs fabricants.

Attention : Découvrir le vélo couché, et ses dérivés, n'est pas un événement anodin. Il fait partie de ceux qui ont eu une influence décisive sur la suite de ma vie.
- Vous êtes prévenus ;-)

« 666 révolutions par kilomètre... » : C'est ce qu'accomplissent les roues de mon vélo (ce sont des roues de 20 pouce), en toute discrétion et harmonie, pour mon propre bien, le bien commun et celui de l'environnement. Qui dit mieux ?

Pour en savoir plus :

Quelques adresses pour voir, essayer et acheter un VPH :

Voir aussi sur Noolithic :

24 janvier 2006

Dieu et l'écologie

Dieu_eco Il y a un an, j'avais été frappé par cette interpellation lancée par Edward O. Wilson, lors de la conférence de la Biodiversité à l'UNESCO : « On sont les grandes religions ? » lançait-il, « Où est leur mobilisation sur cette question ? Leur silence est étonnant car, pour un croyant, c'est la Création qui disparaît sous nos yeux ! ».

Qu'on soit croyant ou non, la position des grandes religions sur les questions liées à l'environnement et à la biodiversité est intéressante à analyser. Ne serait-ce que parce que les trois religions du livre (chrétienne, juive, musulmane) exercent au plan mondial une influence énorme sur les affaires publiques (je ne crois d'ailleurs pas à un quelconque "déclin" ou "rebond" des religions et de leur influence - globalement, en tenant compte des variations locales, leur influence sur le politique est réelle et quasi constante depuis qu'elles sont là).

Ne serait-ce que parce qu'elles se sont toujours nourries de leur époque, et que leurs fidèles - et leurs cadres - sont ancrés dans le terrestre et le temporel, elles ne peuvent pas rester en dehors des questions liées à l'écologie (et elles ne le sont d'ailleurs pas). D'autres traditions religieuses, parfois issu de traditions plusieurs fois millénaires comme le bouddhisme, l'animisme ou le chamanisme, apportent un éclairage souvent original et intéressant sur la relation homme / environnement.

Sans opposer foi et raison ou connaissance et croyance, mais au contraire en s'appuyant sur leurs complémentarités, l'écoute et le dialogue entre religions, mais aussi entre croyants et non croyants, me paraît plus utile que jamais, pour tenter d'apaiser un peu les tensions de notre monde, et essayer de construire un avenir commun.

Le numéro spécial "Pourquoi Dieu a inventé l'écologie" de l'hebdomadaire chrétien « La Vie » vient donc à point nommé, comme une réponse à l'appel d'E. O. Wilson, mais aussi au "choc des civilisations" que certains croient voir dans notre époque.

Entre l'homme et la nature, on parle parfois de "réconciliation", ou de "nouvelle alliance". Quand on veut changer le monde, il faut faire avec ses habitants, et les prendre comme ils sont. La voie du dialogue, la recherche de compromis, des "tensions fécondes" est souvent moins glorieuse et plus laborieuse que la recherche d'absolu, l'affrontement, l'opposition parfois vaine. Mais n'est elle pas la seule envisageable ?

Et si on prenait un peu de recul ?

"Dieu les bénits et leur dit : "Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez la ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent à terre"
- La Genèse

"La conscience spirituelle est la plus haute forme de politique. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel et comprendre que son exploitation excessive ne peut que mener à notre propre destruction"
- Chef Iroquois Leon Shenandoah

19 janvier 2006

Calculez votre empreinte écologique

Ce petit outil très simple, proposé par Agir 21, permet de se faire rapidement une idée de son empreinte écologique. Les valeurs obtenues ne prétendent pas être exactes au 1/10ème d'hectare près, mais peuvent être une bonne base de comparaison (des jalons et exemples sont proposés).

C'est en ligne là !

Attention, ça peut faire mal !

18 janvier 2006

Où est la richesse des nations ?

J’ai suffisamment critiqué sur ces pages, et dans d’autres tribunes, l’inadéquation des indicateurs de performances économique traditionnels, comme le P.I.B., pour ne pas me réjouir de cette nouvelle avancée vers une comptabilité écologique, émanant cette fois-ci de la Banque mondiale.

Le reproche principal fait aux indicateurs classiques est de ne pas prendre en compte les externalités des activités économiques et des politiques publiques, c'est-à-dire leurs effets directs et indirects, positifs ou négatifs, sur l’environnement et les ressources naturelles.

Ces externalités ayant in fine un coût, leur non prise en compte revient à en reporter la charge sur la collectivité, et sur les générations futures. De même, la non valorisation des services écologiques et des ressources naturelles dans de nombreuses évaluations économiques revient à en biaiser le sens, et bien souvent à masquer le fait que la croissance se fait « en mangeant le capital », ce qui est évidemment contraire au bon sens économique élémentaire.

Ce rapport de la Banque mondiale « Où est la richesse des nations ? » propose deux nouveaux indicateurs et formule quelques recommandations concrètes.

Les indicateurs proposés sont :

-         L’épargne réelle par habitant (tenant compte de facteurs comme l’investissement dans l’éducation, la pollution et l’état réel des ressources naturelles),

-         La valeur de la richesse naturelle par habitant, reconnaissant ainsi et valorisant le « capital naturel » des nations, dont l’économie de ce que l’on appelle pudiquement les PMA (Pays les moins avancés), dépend souvent largement.

Le rapport propose aussi un certain nombre de mesures concrètes, notamment l’utilisation des ces nouveaux indicateurs pour le suivi des progrès réalisés dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), et suggère de renforcer la recherche, notamment pour poursuivre l’inventaire des services environnementaux et déterminer leur contribution réelle au développement.

Le rapport complet (200 p.), publié en anglais, est disponible sur le site de la Banque mondiale à cette page. Il a fait l’objet d’une excellente synthèse (17 p.) en français que je vous Propose ici  en vous en recommandant vivement la lecture.

L’autre bonne nouvelle, c’est que malgré tout ce qu’on peut en dire, il existe un certain niveau de transversalité au sein du système onusien, puisqu’à la Banque mondiale, non seulement on a lu le rapport sur l’évaluation des écosystèmes, mais en plus on en a tenu compte.

Reste à généraliser l’utilisation de ces indicateurs pour la gouvernance des nations, à en assurer la transparence, et à mettre en œuvre les recommandations du rapport.

17 janvier 2006

Important

C'est bien d'être quelqu'un d'important...

Pf

... Mais c'est important d'être quelqu'un de bien ;-)

13 janvier 2006

Sciences et Nature

Le magazine des Sciences et de l'Environnement

Juste un post rapide pour vous annoncer l'ouverture d'un nouveau site, "Sciences et Nature - Le magazine des Sciences et de l'Environnement". Site d'information, engagé, Science et Nature vous propose des dossiers, des brèves, une revue de presse, et quantité de ressources sur l'environnement et la biodiversité.

A découvrir sur : http://www.sciencesetnature.org/

10 janvier 2006

Hécatombes

Etre porteur de mauvaises nouvelles n'est pas un boulot agréable, ni un rôle facile à endosser.

Le prophète de malheur, celui qui annonce les catastrophes à venir, est un oiseau de mauvaise augure, qu'on s'efforce de ne voir ni d'entendre, afin de profiter encore un peu de l'insouciance du moment. Mais que dire alors de celui qui vous décrit se qui se passe sous vos yeux, maintenant.

Il faut pourtant bien revenir sans cesse sur certains sujets, pour aller au delà d'une prise de conscience émergente, et surtout insister, encore et encore, sur l'urgence de passer à l'action.

L'effondrement de la biodiversité au niveau planétaire fait partie de ces mauvaises nouvelles qu'on voudrait pouvoir ignorer encore un peu. Mais les faits sont là : Quelques soient les biais d'observation et les marges d'erreur, il y a un consensus scientifique mondial pour considérer que le rythme d'extinction des espèces est actuellement de 1.000 à 10.000 fois supérieur au rythme "normal". Les espèces disparaissent avant même d'avoir été décrites ou même seulement inventoriées.

Les temps géologiques sont ponctués par 5 "extinctions de masse", la plus sévère étant celle qui a mis fin à l'ère primaire, à l'articulation entre le Permien et le Trias, et la plus médiatisée étant celle qui marque le passage entre l'ère secondaire et l'ère tertiaire, à la fin du Crétacé, et qui a provoqué la disparition des dinosaures. Or, le rythme d'extinction actuel est tel qu'on peut désormais parler d'une sixième extinction de masse. Et celle ci se déroule sous nos yeux, nous en sommes la cause principale, et elle nous concerne directement.

C'est, au delà des espèces, des écosystèmes complexes, des dynamiques d'interactions et des mécanismes régulateurs sophistiqués qui disparaissent sous nos yeux, et avec eux, leurs effets indispensables pour notre qualité de vie, comme la régulation des climats, celle du cycle de l'eau ou du cycle du carbone, la fixation des sols et, plus largement, tout ce qui entretient la résilience(1) de notre "maison commune".

Non seulement nous savons que les écosystèmes s'effondrent, mais nous savons comment, et pourquoi. Les causes majeures sont au nombre de 5 (L'ordre dans lequel je vais les énoncer ici ne doit rien au hasard, mais il est bien sur variable selon les contextes locaux et les espèces et écosystèmes considérés :

  1. Le bouleversement climatique en cours, et surtout le rythme auquel il a lieu, ne laisse pas le temps aux écosystèmes de s'adapter,
  2. La destruction des habitats, notamment la déforestation, ou encore le dragage intensif des plateaux continentaux,
  3. Les bouleversement induits par les espèces "invasives", introduites artificiellement par l'homme, volontairement (comme le chat ou le lapin en Australie) ou involontairement (comme la moule zébrée, introduite dans les grands lacs américains avec les eaux de ballast des cargos),
  4. Les pollutions chimiques et organiques persistantes,
  5. La surprédation (c'est notamment le cas dans les océans, où la surpêche est là une des principales causes des extinctions en cours).

La disparition d'une espèce ou la destruction d'un écosystème, par leur irréversibilité, sont en eux même dramatiques. Mais au delà, leur gravité vient aussi du fait qu'ils sont annonciateurs d'autres hécatombes, humaines celles là. De nombreuses populations dépendent directement pour leur survie des ressources qu'elles vont prélever dans la forêt ou dans la mer, et sont menacées par la surpêche ou la déforestation. D'autres dépendent de l'agriculture et sont menacées par l'érosion des sols et l'avancée des déserts. Enfin, la raréfaction de certaines ressources, notamment le bois, les produits de la pêche et surtout l'eau, laisse craindre des conflits armés pour le contrôle de ces ressources, comme ce fut le cas pour l'or, le charbon, ou comme ça l'est encore pour le pétrole.

Le rôle des prophètes de malheur, c'est de se tromper. C'est de parler suffisamment fort pour que leurs prophéties soient entendues à temps, avant qu'il ne soit trop tard.

Noé, en parcourant les rues en tenue de deuil, annonçant les désastres à venir, n'a pas été entendu des foules. Seuls quelques justes l'ont rejoint le soir dans son atelier, lui proposant de l’aider pour la construction de l'Arche, afin que "cela devienne faux". (1)

Il s'agit là bien sur d'une fable, d'une métaphore. Ce n'est pas en construisant une quelconque arche, un refuge privilégié, que nous règlerons quoique ce soit. C'est un ensemble d’actions diffuses, à tous les niveaux, qu'il faut maintenant d'urgence engager. Ce n'est pas seulement de l'engagement de quelques justes que nous avons besoin, mais d'une adhésion collective la plus large possible, et de la participation active de chacun des acteurs de la société.

Le pire peut toujours être évité, mais il ne suffira pas de se répéter en boucle, jusqu'à l'impact final : "jusqu'ici tout va bien" ! 

Nos connaissances sont certes encore lacunaires, mais largement suffisantes pour comprendre qu'il est temps d'agir et pour savoir comment agir. Nous savons maintenant identifier les "point de bascules", ces seuils critiques ou tout peut basculer irréversiblement. Il est maintenant urgent d'en faire l'inventaire, au plan mondial, et d’agir là où il le faut pour inverser les tendances, et restaurer les écosystèmes au profit des populations locales, et, in fine, au de l'humanité entière.

(1) : La résilience est la capacité d'un système à "encaisser les coups", et retrouver son état initial après un traumatisme.

(2) : Voir "Petite métaphysique des tsunamis" de Jean-Pierre Dupuy (Le Seuil – 2005).

Pour en savoir plus :

Voir aussi, sur le site Noolithic :

09 janvier 2006

Développement durable et local

Voila un bel exemple d'initiative locale pour le développement durable et le débat citoyen, à soutenir sans réserves : Si vous habitez les monts du Lyonnais, ou à proximité, que vous vous ne savez pas quoi faire entre le 14 et le 28 janvier, Alors le Forum Social des Villages 2006 est fait pour vous.

Vous pourrez :

  • Réfléchir sur vos moyens de transport à l'échelon local,
  • Connaître les indiens Kogis,
  • Ecouter les journalistes d’une presse alternative,
  • Vous renseigner sur les conséquences des implantations pétrolières françaises en Afrique,
  • Cuisiner céréales et légumineuses bio,
  • Réfléchir sur vos modes de conso (circuit de commercialisation de vos produits alimentaires),
  • Etre éclairé sur les notions d’empreinte écologique, échanger avec vos élus sur les orientations économiques locales,
  • ....passer de bons moments, avec vos enfants, pour  piailler, refaire le monde, goûter de bons produits locaux, festoyer.....

Tout ça sans oublier la bonne humeur et l'indispensable dimension festive.
Avec un tel programme, comment résister ?

Chapeau aux organisateurs.

Pour en savoir plus : Téléchargez le programme : tractFSV.pdf

06 janvier 2006

Global footprint killers !

On se souvient des "costs killers", ces managers hyperactifs - et pour certains hypermédiatisés - des années 80 et 90. Ces grands professionnels, efficaces et talentueux, ont connus l'apogée de leur gloire dans une société dont le maitre étalon, la valeur à l'aune de laquelle tout était jaugé, s'appelait l'argent, le KF, le K€, ou mieux,  le MF ou le M€. Leur talent incomparable pour redresser les entreprises en difficulté, en taillant dans leurs coûts et en particulier dans leur masse salariale, a dans certains cas eu des résultats surprenants, transformant des "canards boiteux" en bêtes de courses.

Dans d'autres cas, au pire, on vendait par appartement et on retirait ses marrons du feu avant qu'il soit trop tard.

Les centaines, milliers voire dizaines de milliers d'emplois supprimés lors de ces "redressements" ne les ont apparemment pas empêché de dormir. Ou alors ça ne se voyait pas trop.

Les "costs killers" sont encore actifs, même s’ils sont moins valorisés (en termes d'estime publique), et moins visibles.

Mais aujourd'hui, alors qu'ils ont pour l'essentiel accompli leur "mission", peut être que le moment est venu de passer à d'autres priorités, et à une autre génération de managers, pour relever d'autres défis. (Sans exclure que certains "costs killers" puissent évoluer, leur énergie et leurs compétences pouvant être utilisées autrement.)

L'usage immodéré que nous faisons, et nous sommes tous concernés (par les conséquences) et impliqués (dans les causes), de ressources naturelles limitées devrait nous inciter à réfléchir aux moyens de réduire, et même d'inverser, la pression que l'économie exerce sur l'environnement. Pression qu'on peut évaluer - plus que mesurer - à l'aide d'un indicateur comme l'empreinte écologique (global footprint en anglais).

Pour réduire notre empreinte écologique, les leviers d'actions sont nombreux : amélioration de l'efficacité énergétique, recherche d'alternatives au pétrole, réduction, réutilisation et recyclage de l'eau et des matières premières, techniques "douces" de dépollution et de remédiation, optimisation des flux, et des procédés, lutte contre l'érosion, etc.

Tout cela passe par des changements de "business model", par une modification en profondeur des stratégies d'entreprise, et par la mise en œuvre d'outils tels que les systèmes de management environnementaux ou l'éco conception.

Quelque soit leur domaine d'activité, l'avenir appartient aux entreprises qui sauront à temps prendre la mesure des vrais enjeux et aborder ce nouveau virage.

Vous êtes chef d'entreprise ? Dites vous que des changements profond se préparent dans notre écosystème, mais aussi dans les esprits : Préférez-vous les subir, les accompagner ou les anticiper ?

Vous vous sentez l'âme d'un "global footprint killer" ? Vous êtes le manager de demain.

Sortez du bois et faites vous connaitre !

05 janvier 2006

Des voeux qui détonnent !

J'aime toujours les éditos de Fred, mais alors là, cette année, elle s'est vraiment lachée pour ses voeux.

Un conseil : ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout !

Je vous laisse lire.

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