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Blogs de l'année 2005

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30 décembre 2005

Compil 2005

Pour ce qui sera mon dernier post de l'année, en attendant de vous retrouver en 2006, voici une sorte de bilan (150 notes depuis la première !), à travers quelques morceaux choisis. Voici celles que je préfère, celles qui ont suscité le plus de réactions, voire d'indignation pour certain, celles que vous avez préféré.

Et puis, il y a ceux de mes ami(e)s : Isabelle, Fred, Jean-Phi, Olivier, et tant d'autres ...

N'oubliez pas non plus, de temps en temps, de jeter un coup d'oeil sur le site Noolithic.

Je vous souhaite une bonne, chaleureuse et fraternelle année 2006. Qu'elle soit pour vous placée sous le signe du dialogue, de la diversité, de la complémentarité, du questionnement, du partage, des rencontres, des projets, de la création en commun, des rêves et de l'amour.

29 décembre 2005

L'Etat de la Planète n°24

Le n°24 de l'Etat de la Planète - Décembre 2005 est disponible.

A lire directement sur le site ou à télécharger au Format pdf (Attention aux impressions : A éviter, ou alors préférez le recto / verso).

Bonne lecture.

Bêtise et cruauté ...

Deux infos diffusées ce matin sur la liste de discussion de la FNH, que j'ai hésité à relayer, tant elles sont révélatrices de notre nature, devrais-je dire de notre bêtise, notre cupidité et notre cruauté.

Mais il vaut quand même mieux regarder la réalité en face, lucidement, que de s'enfouir la tête dans le sable, même si parfois on en a vraiment envie.

La première concerne le Parc Naturel de Guyane, dont la création (prochaine ?), treize ans après les premières annonces, pourrait avoir comme conséquence paradoxale d'autoriser l'orpaillage dans certaines zones périphériques du parc, là ou il est actuellement illégal. Faut-il rappeler que l'orpaillage est un des plus flagrants symbole de ce que notre cupidité peut faire subir aux populations locales, à l'écosystème et à la biodiversité : pollution au métaux lourds, érosion, déforestation, paludisme...
L'article pointe, une fois de plus, le manque d'intérêt (c'est le moins qu'on puisse dire) des élus locaux pour les questions liées à l'environnement et à la santé.
Clientélisme ? Corruption ? Conflits d'intérêt ? En l'absence d'engagement clair des élus et d'effort de transparence de leur part, chacun en tirera les conclusions qu'il peut.
C'est à lire là...

L'autre concerne le récit d'un naturaliste irlandais, Iolo Williams, de retour de Bornéo ou il a réalisé un reportage filmé sur la déforestation et le traitement infligé aux Orang Outang. Ce qu'il y a vu dépasse tout ce qu'il (et ce qu'on) pouvait imaginer en horreur et en ignominie. Tortures, massacres, volonté délibérée de faire disparaître l'Orang Outang, considéré par les trafiquants de bois tropicaux comme des gêneurs. "Ce reportage fut l'un des plus horribles sur lequel j'ai jamais  travaille durant mes 22 années d'expérience" ; "Ce que j'ai vu était si abominable que  cela m'a privé de tout espoir quant à la nature humaine". Tels sont les propres termes de Iolo.

Son récit, publié initialement le 21/12 dans le quotidien irlandais Western Mail, est à lire ici.

Ces deux exemples semblent montrer une opposition, apparente, entre les intérêts des populations locales et celle de la préservation de leur écosystème. Quelle tristesse. Tant que nous resterons dans cette erreur, et qu'on opposera développement local à préservation des milieux, nous serons dans l'impasse. La vraie richesse de la Guyane, ce n'est pas l'Or, c'est son environnement privilégié et sa biodiversité remarquable. Des projets d'écotourisme pourraient s'y épanouir et apporter bien plus, et de manière plus juste, aux populations locales, que l'exploitation de ses maigres ressources en Or au profit de quelques uns. Quand à la déforestation effrénée conduite par quelques réseaux mafieux à Bornéo et à Sumatra, au mépris des populations locales, où conduira-t-elle ? Que feront les habitants lorsque la forêt ne sera plus là ?

28 décembre 2005

Une soirée avec Jane Goodall

Si vous êtes à Paris dans la soirée du 18 janvier 2006, ne manquez pas la soirée exceptionnelle à laquelle vous convient le Muséum National d'Histoire Naturelle et l'Institut Jane Goodall France :

  • Au grand Amphitéâtre du Muséum National d'Histoire Naturelle, à 20h00, entrée libre dans la limite des places disponibles.

Pour plus d'information :

C'est le genre d'invitation qui ne se refuse pas !

27 décembre 2005

Loin des vacarmes de la fête

Nous sommes revenus d'un inénarrable périple
Nous avons déjoué bien des dangers et des périls
Libéré de notre grâce et notre puissance animale
Nous marchons sur la capitale

Revenus d'une inexorable défaite
Nous avons échoué dans la suite de nos conquêtes
Nous avons défendu les bannières de notre navire amiral
Nous marchons sur la capitale

Nous avions dans l'oeil l'orgueil importé des Amériques
Transportés par les flots
Nous avons lu bien des légendes au long cours
Nous avons admiré la terre et ses charmes fertiles
Nous avons vu le feu dévorer les arbres
Le vents et les marrées ont oxydé nos armures de métal
Nous marchons sur la capitale

Nous avons refusé le troupeau des vertes cohortes
Nous avons mutiné, pris le contrôle de la flotte
Nous n'avons pas cédé aux tentations du monde brutal
Nous marchons sur la capitale

Nous avons refusé le troupeau des vertes cohortes
Nous avons mutiné, pris le contrôle de la flotte
Nous n'allons pas céder aux tentations du monde brutal
Des marchands du grand capital

Et nous irons tous deux loin des vacarmes de la fête
Nous ferons nos adieux d'un petit signe de la tête
Nous allons commencer notre sieste sous les étoiles
Nous irons tous deux loin des vacarmes de la fête
Nous ferons nos adieux d'un petit signe de la tête
Nous allons commencer notre sieste intersiérale
Nous dormons sous la capitale

Alexis HK

23 décembre 2005

Anniversaire

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.

J'ai passé l'âge des cadeaux, mais ça ne coûte rien d'essayer...

Alors pour mon anniversaire, je voudrais quelque chose de spécial : Vous savez, pour les enfants, quand ils commencent à grandir et que certains cadeaux commencent à coûter cher, on leur explique qu'ils n'auront pas beaucoup de cadeaux cet année, mais un gros, et que toute la famille va s'y mettre, et que en plus, si ce cadeau peut profiter à tout le monde, à ses frères et ses soeurs, c'est encore mieux.

Alors c'est un peu pareil pour mon cadeau. Si on s'y met tous, non seulement on y arrivera, et en plus on en profitera tous.

Pour mon anniversaire, je voudrais ...

Un monde meilleur.

"Ca y est, il débloque encore" : Ne  niez pas, je vous ai entendu.

Et pourtant, vous pouvez faire quelque chose, aujourd'hui, et chaque jour. Par exemple :

  • Sourire à un(e) inconnu(e),
  • Aider quelqu'un ajourd'hui, sans attendre quoique ce soit en retour,
  • Donner une preuve d'amour, à qui vous voulez,
  • Adopter la "Smily attitude",
  • Relever le "Defi pour la Terre", si ce n'est déjà fait,
  • Aller chercher des bonnes idées pour changer notre quotidien, par exemple sur "Quotidien Durable", ou sur "Un geste par jour...",
  • Lire ce post, et en tirer les conclusions que vous voudrez,
  • Participer à ce concours (Là encore, tout le monde gagne),
  • Adhérer à la ligue ROC, ou à une autre association de défense de la nature,
  • Faire un don pour soutenir l'action solidaire de votre choix (L'UNICEF, par exemple, vous propose de donner par prélèvement automatique, chaque mois, la somme de votre choix. C'est indolore, et plus efficace que de donner une somme plus impotante une fois de temps en temps),
  • Soutenir Vivagora dans son action, par votre présence aux réunions et débats, ou votre adhésion,
  • Arrêter de lire "Capital" et vous abonner à "Alternatives Economiques",
  • Vous inscrire sur les listes électorales,
  • Voter pour ce blog aux "Blogs de l'année 2005", si vous ne l'avez pas déjà fait (Ca, ça ne rendra pas le Monde meilleur, mais ça me fera plaisir)
  • Embrassez bien ceux que vous aimez !

Et passez de bonnes fêtes... Bien à vous,
Emmanuel

22 décembre 2005

Concours ...

"Pour passer de la réflexion à l’action, il faut des principes simples, qui puissent être martelés et compris de beaucoup"

Objet du concours :

Trouver les énoncés de principes simples qui feront comprendre à chacun la nécessité de sauver la biodiversité, et qui incitent concrètement à l'action.

Pour vous propositions, vous pouvez laisser un commentaire directement sous cet article, ou m'envoyer un courriel.

Prix pour les gagnants :

Ma considération bienveillante ;-)

A vous lire.

21 décembre 2005

Sondage Biodiversité : Une bonne nouvelle ?

Selon les résultats du sondage publié cette semaine par le comité français de l'UICN, les français seraient pour une large majorité d'entre eux conscient des problèmes liés à la dégradation de la nature et prêts à passer à l'action. Ils sont en particulier et éclairés sur l'importance de la biodiversité et sur les bénéfices directs que nous en retirons.

Fait remarquable, une majorité d'entre eux (56%) se dit prête à payer plus d'impôts ou taxes directement affectés à la protection de la nature, et à faire plus de dons aux associations de protection de la nature. Et ils sont 96% à juger les dépenses de l'Etat insuffisantes dans ce domaine !

Deux commentaires :

  1. Espérons qu'en ce qui concerne les dons aux associations et les contributions fiscales directes, nous irons au delà de la simple déclaration d'intention,
  2. Voilà qui, dans une république désormais sondagière, devrait inspirer nos gouvernants, ou aspirants gouvernants, de tous bords. Rendez-vous en 2007, Mesdames et Messieurs les candidats !

Pour en savoir plus :

19 décembre 2005

Vous reprendrez bien décroissants ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis plutôt sceptique sur la rhétorique de la décroissance. Mais d’ailleurs peut-être plus sur la forme que sur le fond.

Tout dépend de quoi on parle. Au delà des mots, développement durable ou décroissance, le vrai problème c'est : Et maintenant on fait quoi ? Et avec qui ?

Et je suis assez déprimé, je dois bien l’avouer, par cette querelle stérile entre les « décroissants » et ceux qui, comme moi, continuent à croire que le développement durable est, au final et pour faire simple, l’expression de l'intérêt général dans le sens le plus large possible, notamment en intégrant celui des générations futures. Ou devrait l’être, tant il est facile, effectivement, de détourner une expression de son esprit initial pour l’accommoder à une sauce maison.

Mais est-ce une raison, si l’expression est détournée par certains intérêts particuliers, pas toujours avouables, pour tout rejeter en bloc, le bébé et l’eau du bain ?

Un blocage du dialogue, une sclérose des idées et de la pensée serait le pire qui puisse arriver à l’écologie (Qui est selon moi un bien public, n’appartenant à aucun parti ni à aucun courant). Alors pour reprendre l’expression de Maurice Thorez :
« Décroissant : Je te tends la main ».

Discutons, échangeons, mettons nos idées à plat, et acceptons de les remettre en cause. Aucune formule magique, aucun concept, aucun programme ne nous dispensera jamais, et c’est heureux, de penser. Les idées ont ceci en commun avec les écosystèmes et les organismes vivants qu’elles sont en constante évolution et en permanence en "rééquilibrage".

Il est peut être utile, pour cela, de séparer, juste un moment, la forme du fond.

Si on accepte que la forme soit au service du fond, et non l’inverse, le choix des mots devrait être guidé par un souci « pédagogique ». Il me semble important aujourd'hui de mobiliser le plus grand nombre, d'emporter l'adhésion et d'inviter chacun à passer concrètement à l'action (Nous n’en sommes plus à « la nécessaire prise de conscience »).

Est-ce qu’une rhétorique reposant principalement sur la contrainte, les restrictions, voire les sanctions, est à même de rallier le plus grand nombre à l'écologie, à la solidarité et au respect des droits des générations futures ?

Est-ce qu'un discours reposant sur le plaisir, le partage, le bien être, le « savoir vivre ensemble » ne serait pas plus mobilisateur ? La prise en compte des besoins des générations futures doit-elle signifier le sacrifice des générations actuelles ?

Comment mobiliser les plus jeunes, ceux qui vivent du mauvais coté du périph., ceux qui sont exclus de l'emploi, et tous ceux qui galèrent avec leurs fins (faims) de mois ?

Ceux là, la décroissance, ils y sont déjà, et ils n’en voient que les aspects négatifs. Finalement, est-ce que pour « décroître », il ne faudrait pas d’abord en avoir les moyens ? D’ailleurs, comment dit-on décroissance en malien déjà ?

Bien sûr, mon propos est caricatural. Mais, encore une fois, le choix des mots …

Finalement, sur le fond, les choses sont plus simples. Nous n’avons qu’une planète, dont nous commençons à peine à percevoir les limites, et dont la résilience elle-même (sa capacité à « encaisser les coups ») est limitée. Et les ressources non renouvelables ont ceci de singulier qu’elles sont non renouvelables. L’empreinte écologique globale de l’humanité dépasse déjà la surface terrestre disponible, et il nous faudrait aujourd’hui environ 1,2 planètes pour absorber notre train de vie. Si les 6 milliards d’habitants actuels vivaient comme des européens, c’est 4 planètes qu’il nous faudrait. Etc. Tous cela, vous le savez déjà. Et il est absolument indécent que notre confort de vie occidental soit conditionné par la misère dans lequel vit le plus grand nombre.

Alors : décroissance ou développement durable ? Ca vaut la peine d’en parler. De regarder les bons indicateurs : Indice de Développement Humain et Empreinte Ecologique. Et de se poser les bonnes questions : Peut-on faire progresser l’humanité tout en réduisant son empreinte écologique ? Peut-on créer de la richesse (et la répartir) autrement ? Peut-on convertir massivement, et rapidement, l’économie vers un mode de production soutenable, reposant sur les énergies renouvelables, le recyclage des matières premières, sans investir des sommes colossales ?

Les bonnes questions ont été posées il y a déjà quelques décennies, entre autres par le « Club de Rome », notamment dans le rapport « Halte à la croissance » (Le titre original, moins vendeur mais plus factuel était « The limits to Growth »). Quelques éléments de réponses pertinents sont donnés dans un livre, qui commence lui aussi à dater : « Facteur 4 », dont l’approche propose de réduire d’un facteur deux l’impact environnemental, tout en augmentant d’un facteur deux la production de biens et de services pour satisfaire les besoins de la population mondiale. Cette approche est pertinente. Bien sûr, à l’horizon 2050, c’est un facteur 10 qu’il faudrait viser. C’est ambitieux. Ca va coûter cher. Mais le prix à payer sera encore plus élevé si on ne fait rien. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On commence quand ? Avec qui ?

Toujours le choix des mots : Ambition ou résignation ? Motivation ou découragement ?

Nous avons le choix… Des mots, et des actes.

La Commission européenne lance une consultation en ligne sur la Biodiversité

Cette consultation vous propose de donner votre avis sur la stratégie de la commission européenne pour stopper la perte de Biodiversité à l'horizon 2010.

Quelques limites : Elle n'est (pour l'instant), disponible qu'en anglais, et les questions sont formulées de telle façon que les réponses sont forcément assez consensuelles (à moins que vous ne soyez un ennemi acharné de la biodiversité).

J'ai répondu, parce quand on me demande mon avis, je le donne. Mais en l'occurence je doute que cela ait une grande influence sur la politique de la commission.

Allez quand même jeter un coup d'oeil, pour, si le coeur vous en dit, répondre au questionnaire en ligne.

Les notes récentes

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  • Vivant
    La revue des débats sur les biotechnologies, la recherche et les sciences du Vivant
  • Vivagora
    Un espace de veille et de débats citoyens sur la science, l'innovation, la santé, l'environnement.
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    Information et veille pour les acteurs de la biotechnologie.
  • Ligue ROC : protection de la nature, non-chasseur...
    La Ligue Roc est une association présidée par Hubert reeves, qui agit en faveur de la faune sauvage et de la défense des droits des non-chasseurs : "Tout animal est un être sensible"
  • Biodiversité 2007
    Pour placer la biodiversité au coeur des débats : ce site se veut un "outil politique" au service de la démocratie participative pour enrichir la démocratie représentative. Cette étape nouvelle pour une démocratie renforcée est nécessaire à relever les défis du siècle.

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