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26 septembre 2005

" L’humanité, espèce menacée "

Désolé pour le titre un peu catastrophiste de cette note, mais il s'agit bien de tirer un signal d'alarme, car, hélas, les faits sont là.

C'est aussi le titre de la version grand public de l'ouvrage "Pour la Biodiversité: manifeste pour une politique rénovée du patrimoine naturel" dont j'ai déjà parlé il y a quelques mois. Ce précédent ouvrage avait pour objet d'alerter les élus, responsables politiques, responsables d'associations et acteurs professionnels, des enjeux liés à la perte brutale de biodiversité que nous connaissons, et proposait quelques pistes de réflexion et d'actions politiques concrètes pour une meilleure gestion de ce patrimoine naturel.

Ce nouveau livre a été ramené à environ 200 pages, et vise à faire connaître les enjeux à un public beaucoup plus large, tout en restant orienté sur la réflexion et l'action. Il est à mettre entre toutes les mains !

" L'humanité, espèce en danger " est préfacé par Hubert Reeves.
Y ont contribué:
Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage,
Maurice Wintz, membre du bureau de FNE (France Nature Environnement, fédération des associations françaises de protection de l'environnement)
Dominique Bourg, philosophe,
Michel Maffesoli, sociologue,
Bernard Chevassus-au-Louis, président du MNHN (Museum National d'Histoire Naturelle)
Robert Barbault et Patrick Blandin, du MNHN
Patrick Hubert, avocat international
Gilles Pipien, Spécialiste des politiques publiques en matière d'environnement.

Cet ouvrage est paru, chez l'éditeur : "éditions A. VENIR". Vous pouvez le commander, pour 12 euros port compris, à :

Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage
26, rue Pascal
75005 Paris
téléphone: 01 43 36 04 72
fax: 01 43 36 06 18
roc-paris@roc.asso.fr

Pour info, l'ensemble des auteurs a fait don des droits d'auteurs à la ligue.

Pour plus d'information : Sur cet ouvrage, et sur la version destinée aux élus et responsables d'association. voir le site de la ligue ROC.

21 septembre 2005

Journalistes scientifiques en herbe ou déjà en fleurs : à vos plumes !

A l'occasion du prochain "Carrefour Européen des Biotechnologies", le site "Info-veille-biotech" propose aux scientifiques, amateurs, passionnés, observateurs éclairés, journalistes en herbe ou en fleurs, de rédiger un article ou un billet d'humeur sur un sujet lié aux biotechnologies.

Le principe : écrire un article de une à trois pages (recherche, produit, conseil, financement, politique, technologie, futur, innovation...) qui ait :

  • de la pertinence et de l'impertinence
  • une réelle liberté de ton,

qui soit :

  • engagé ou non
  • polémiste ou non.

Bref, dans l'esprit info veille biotech. (Si c'est pas de la liberté d'expression, ça ?)

Tous les articles proposés seront soumis au vote des lecteurs info veille biotech (donc lus par près de 8 000 personnes...), et l'article gagnant sera publié dans l'édition spéciale de la lettre (sur papier) consacrée au Carrefour Européen des Biotechnologies, qui sera remise aux participants à ce congrés.

Vos textes sont à envoyer avant le 30 septembre, pour être soumis au vote des lecteurs le 6 octobre via une édition spéciale.

Fin des votes le 19 octobre.

A vos plumes ... ou à vos claviers ;-)

Plus d'info ? C'est là !

20 septembre 2005

Un petit film, ... de propagande

Comment dirais-je ... Rafraîchissant ? A voir … Glups !

Comme quoi en tout cas, on peux communiquer sur le développement durable sans perdre son sens de l’humour…

La récréation, c’est là : Whatadrink.wmv

18 septembre 2005

OGM : Et si les faucheurs avaient eu raison ... de la transparence ?

La presse et un certain nombre de sites internet ont bien épinglé l'Etat français, à juste titre, sur ses manquements à la transparence sur la culture commerciale d'OGM, faute de transposition dans notre droit national d'une directive européenne imposant un registre public.

L'Etat s'est il emmélé les pinceaux, ou cette absence de transparence arrange t'elle bien du monde ?

En attendant, on peut s'interroger sur la stratégie des faucheurs, et la façon dont la contestation s'exprime. Car, si en tant que citoyen, je ne peux qu'être favorable à plus de transparence, dans tous les domaines, et dans celui là aussi, il faut bien reconnaître que, pour un exploitant, déclarer sur un registre public ses cultures commerciales d'OGM revient à la quasi certitude de voir celles ci détruites dans les plus brefs délais par les faucheurs volontaires.

Ce qui n'encourage pas à la transparence.

Va t'on dans ce domaine vers une sorte de culte du secret, et une quasi clandestinité légale des OGM, ou vers un vrai débat public ? La réponse dépendra, en partie, de l'attitude des parties en présence.

L'application du principe de précaution suppose celle du principe de vigilance, et notamment d'un suivi scientifique des effets sur l'environnement de ces cultures. Mais comment assurer ce suivi, si la localisation des cultures demeure secrète ?

16 septembre 2005

Une innovation majeure dans la propriété intellectuelle en biologie

Depuis quelques années, je me demandais quand ça arriverait. Des chercheurs, journalistes, observateurs l’avait relevé : Il était devenu de plus en plus difficile, sans même prendre en considération l’aspect éthique des choses, de progresser dans la recherche en biologie, tant le brevet, utilisé de manière offensive, devenait un frein plus qu’un moteur pour l’innovation dans ce domaine.

L’article de Krishna Ravi Srinivas, « La cause des biolinuxes », ou celui de Dorothée Benoit-Browaeys « Quand les brevets bloquent la recherche », et d’autres, en témoignent (voir notamment les ressources citées à la fin de ces articles, ou la bibliographie de ma thèse « Biotechnologies et développement durable »).

Certaines initiatives, comme celle de la Fondation Rockefeller, nommée PIPRA, ou une initiative commune aux organismes de recherche en agronomie en France, allaient dans le sens de la création de pools de brevet, afin d’assouplir la circulation de la connaissance.

Je précise que je n’ai fondamentalement rien contre le principe même du brevet. Dans la lettre et dans l’esprit, cet instrument de protection de la propriété intellectuelle permet d’assurer un double objectif : Protéger l’inventeur, en lui assurant une période d’exclusivité sur le fruit de son travail, censée augmenter ses chances de rentabiliser celui-ci, et assurer la diffusion de l’information, indispensable à la poursuite de la recherche et de l’innovation.

Mais ces dernières années, cet instrument est souvent utilisé de manière détournée, afin d’en faire une arme permettant de bloquer, ou en tout cas de ralentir significativement la progression de ses concurrent. L’obligation de publication était souvent elle-même détournée (Voir notamment cette discussion).

Le succès des licences de type « Open Source », dans le domaine du logiciel, et celui des licences « Creative Commons », dans le domaine de la publication scientifique, entre autres, laissaient entrevoir de possibles évolutions dans le domaine de la protection des inventions en biotechnologies.

L’enjeu est de taille : Le renchérissement de la recherche consécutif aux exigences de licences de la part de détenteurs de droits contribuait encore en accroître la fracture existant entre le nord et le sud dans ce domaine. Alors que les enjeux du sud (Maladies tropicales, aridité des sols et avancées des déserts), sont énormes et nécessitent des investissements importants en recherche dans les sciences du vivant.

Une initiative vient d’émerger, avec le lancement par Cambia de l’initiative BIOS et notamment de la licence « Biological Open Source ». Cette licence est déjà utilisée pour protéger plusieurs technologies; et permet, tout en protégeant l’inventeur d’une technologie, d’en assurer efficacement la diffusion et l’amélioration par une approche collaborative.

C’est une avancée importante, qui vient enrichir un peu plus la panoplie des instruments de protection de la propriété intellectuelle, permettant à chaque acteur des biotechnologies (Fondation, organisme de recherche public, entreprise privée), de se construire sa propre stratégie.

D’autres initiatives viendront. Comme quoi, l’innovation n’est pas limitée au champ technologique, mais aussi à l’environnement juridique qui l’entoure.

Et l’expérience du logiciel montre que plusieurs instruments peuvent coexister avec succès, permettant à de nouveaux modèles économiques d’émerger.

15 septembre 2005

Colloque : «La biodiversité dans l’agriculture de demain »

Le mercredi 19 octobre 2005, à partir de 9 heures, au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable.

La biodiversité des espaces agricoles est en déclin depuis trente ans.
- Ce déclin risque-t-il de se poursuivre ?
- Comment les politiques publiques peuvent-elles mieux intégrer la biodiversité ?
- Quelle est la stratégie de la France ?

C’est pour tenter de répondre à ces questions et pour nouer le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes que la LPO organise, le 19 octobre prochain, un colloque sur « la biodiversité dans l’agriculture de demain ».

Le colloque se déroulera au Ministère de l’Ecologie et est ouvert à toutes les personnes qui le souhaitent, sur simple inscription. Aucun droit d’entrée n’est demandé.

Seront prises en compte les 400 premières inscriptions parvenues avant le 20 septembre 2005.

Programme et inscriptions :
http://www.lpo.fr/LPO-colloqueagriculture200501-09-05.shtml

Sur le même sujet, voir aussi : "Agriculture durable et Biodiversité"

Eole, pourquoi tant de Haine ?

Ci dessous, reprise du communiqué publié par la Fédération des énergies du vent :

(Moi même, qui suis un inconditionnel d'un célèbre roman de Cervantès, j'ai du mal à comprendre pourquoi tant de nouveaux Don Quichotte se mobilisent contre les éoliènnes. Ce ne sont pourtant pas les romans de chevalerie qui leur ont tourné la tête, à eux.)

"Le Point persiste et signe dans son édition du jeudi 8 septembre.

Dans un article de début août 2005, le magazine Le Point diffuse de la propagande anti-éolienne à un niveau jusque là jamais atteint dans la presse française. L'article, à sens unique, y fait la part belle aux inexactitudes, aux rumeurs, voire aux mensonges.

On est bien loin de la déontologie des journalistes " ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire et de propagandiste " (article 9 de la Déclaration des droits et des devoirs des journalistes de Munich 1971).

Dans le courrier des lecteurs du 8 septembre 2005, malgré un très large concert de protestation (de l'avis même des auteurs incriminés), Le Point persiste dans son opinion en refusant de donner largement la parole aux pro-éoliens pourtant majoritaires dans notre pays.

Cet article a révolté aussi bien de nombreux journalistes comme l'Acrimed auteur d'une critique acerbe de l'article de M. Lewino et Mme Arrivet, que le monde associatif, et notamment les fédérations d'associations comme le CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables) et Planète Eolienne (la fédération des associations locales de promotion de l'éolien).

L' ADEME a également vivement réagi.

Planète Eolienne s'insurge contre le nouveau mensonge des auteurs de l'article : non, les journalistes n'ont pas " rencontré tous les acteurs de la filière " comme ils le prétendent. A notre connaissance, aucune association locale de promotion de l'éolien, ni aucune association générale de développement des énergies renouvelables, comme Planète Eolienne, ni aucun développeur éolien n'ont été contactés. 

Planète Eolienne invite également à comparer la lettre de 4 pages de M. Hubert Reeves réfutant le message de l'article avec le mince paragraphe retenu publié ce 8 septembre.

Oui, Le Point fait de la propagande anti-éolienne.

Cet article n'a réellement rien à faire dans une rubrique dite "sciences" d'un magazine qui affirme fournir à ses lecteur "une information authentique, fouillée, vérifiée, rigoureuse" (source : "offrez un abonnement au Point")."

Pour en savoir plus :
http://www.planete-eolienne.fr/index.html
http://www.hubertreeves.info/presse/lettre_20050914.html

14 septembre 2005

Quels défis pour l’éthique dans notre société technologique ?

"L'homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal.
L'excès de sa force le condamne à la vertu"

Jean Rostand

La progression considérable da la connaissance, notamment dans les sciences du vivant, et la disponibilité de technologies permettant d'agir au niveau moléculaire sur les organismes, d'en modifier les propriétés, d'intervenir sur le cours de l'évolution et même de transgresser les barrières interspécifiques apporte son lot de questionnements nouveaux.

Cette avancée des sciences et des technologies brouille en même temps la frontière entre le vivant et l'inanimé. Une vision réductionniste extrême peut même conduire à nier toute spécificité au vivant, considéré alors comme étant simplement un état particulier d’organisation de la matière.

Les progrès en cours, et ceux à attendre des nanotechnologies permettent d’envisager maintenant d’agir au niveau atomique sur la matière, et d’envisager la production de matériaux aux propriétés radicalement nouvelles.

Le débat éthique n’est donc plus réservé au domaine du vivant. Même si dans ce domaine, de nombreuses questions spécifiques restent encore ouvertes :

Y a-t-il quelque chose de sacré, de particulier à reconnaître au vivant ? L’éthique doit- elle faire la différence entre la chimie ou la physique et la biologie ?

Le brouillage des repères concerne aussi l'homme. Le décryptage du génome humain, l'amélioration de la compréhension du fonctionnement du cerveau et du rôle des neurotransmetteurs ouvrent des perspectives thérapeutiques inédites. Elles ouvrent aussi des nouveaux champs de responsabilité et d'éthique. Les risques de dérives néo-eugénistes ou d'érosion de la solidarité sont toujours d’actualité.

Notre capacité d'agir (et donc, aussi, de nuire) prend une dimension universelle (les gènes, les protéines, les molécules n'ont pas de frontière) et potentiellement irréversible. Nos interventions sur le vivant, sur l’écosystème et sur la société nous engagent et engagent les générations à venir. Nous devons nous interroger sur le droit que nous avons de les "embarquer" dans nos projets, ou du moins jusqu’à quel point nous le pouvons, sans restreindre leurs liberté de choix. Pour autant, il nous appartient de répondre aux défis du développement durable, et l'immobilisme nous est plus que jamais interdit.

Or, les débats éthiques suscités par l'avancée des sciences ont du mal à trouver une dimension universelle, et sont souvent écartelés entre des approches difficilement conciliables :

-          Une approche dite "utilitariste", dominante dans la pensée anglo-saxonne, reposant sur une analyse en termes de coûts et de bénéfices : Qui en bénéficie, qui en subit les conséquences ?

-          L'approche du marché : Si quelqu'un est prêt à payer ce que quelqu’un d'autre est prêt à produire, pourquoi intervenir ?

-          Une tradition philosophique européenne qui trouve ses racines dans l'antiquité, à laquelle a notamment contribué Emmanuel Kant ou plus récemment Hans Jonas,

-          L'approche "morale" inspirée par les religions, instituant des droits, des devoirs et des interdits variables selon la religion considérée et l'interprétation qui en est faite.

L'aspect inédit du débat nous oblige à rechercher, au delà de ces quatre approches traditionnelles, des "fondamentaux" éthiques susceptibles d'être acceptés par l'humanité dans son ensemble, présente et future.

Dans la diversité culturelle du monde moderne, résultat d'une histoire plusieurs fois millénaire, peut-être faut il aller chercher ces fondamentaux non dans le raisonnement mais plutôt du coté de nos émotions et de nos instincts, bien sûr dans ce qu'ils ont de meilleur : Emerveillement devant ce qui est beau, respect de l'autre, humilité, solidarité et sens de la responsabilité. Il est vraisemblable que ces principes constituent un patrimoine commun de l'humanité, peut-être acquis il y a très longtemps, bien avant qu'elle n'accède à l'écriture, et peut être même avant qu'elle n'accède au langage articulé. Ces principes élémentaires, naïfs en apparence, sont pourtant à l'origine d’un état d'esprit qui a permis toutes les constructions philosophiques, morales, et même légales élaborées depuis l'antiquité. Cet état d’esprit est aussi celui qui conduit aujourd’hui à la recherche d’un développement durable, fondé sur l’équité, la solidarité et la responsabilité.

Nous sommes à un tournant de l'histoire de l'humanité, à un moment ou notre puissance atteint un niveau sans précédent, et de ce fait à un moment ou nos obligations et nos responsabilités, envers ceux de notre espèce comme de l'ensemble de l'écosystème sont plus élevées qu'elles ne l'ont jamais été. Nous aurions probablement tort d'oublier, par orgueil, ce que nous sommes vraiment et ce que nos émotions les plus simples peuvent encore nous apprendre.

Il n’est pas trop tard pour se mobiliser et déployer d’urgence, dans chacune de nos actions, l’indispensable triple solidarité : Dans l’espace, envers nos semblables qui vivent en même temps que nous sur la même planète, dans le temps, afin de léguer aux générations futures des conditions de vie qui leur permettent un réel épanouissement, et une solidarité interspécifique, seule à même de garantir un fonctionnement durable des « services écologiques », qui nous sont fournis gracieusement par l’ensemble des êtres vivants sur cette vieille terre.

Pour mémoire :

Les trois maximes d'Emmanuel Kant :

- « Agis toujours de telle sorte que ta conduite puisse être érigée en loi universelle. »

- « Agis toujours comme si tu étais tout à la fois législateur et sujet de la république des volontés. »

- « Agis toujours de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien en ta personne qu'en celle d'autrui, comme une fin et jamais comme un simple moyen. »

Hans Jonas, dans le « Principe de responsabilité », apporte à ces trois maximes le complément suivant :

- « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre et de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d'une telle vie. »

Voir aussi, sur Noolithic, les articles de la rubrique « Ethique », et notamment « L’Ethique dans une organisation », de Marie-Françoise Clamens.

Merci à Colin Tudge, à qui cette réflexion doit beaucoup, notamment à un essai publié dans la collection « Regards éthiques » : « Le clonage ».

13 septembre 2005

L'été sans cravate fait économiser 70 millions de kW/heure au Japon

Une pépite trouvée sur "Quotidien durable" :

"TOKYO (AFP) - La campagne officielle "Cool Biz", qui a incité les cadres japonais à tomber la cravate pendant l'été, a permis d'économiser 70 millions de kilowatts/heure d'électricité et de réduire de 27.000 tonnes les rejets polluants, a annoncé vendredi l'opérateur Tepco (Tokyo Electric Power).

Pendant l'été, tous les membres du gouvernement nippon, le Premier ministre Junichiro Koizumi en tête, sont apparus en public sans cravate et en chemises légères afin de montrer l'exemple. Cette décontraction vestimentaire était censée permettre de réduire la climatisation à l'intérieur des immeubles, et de limiter ainsi les rejets de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Selon Tepco, la plus grande compagnie d'électricité du monde, les économies d'énergie réalisées de juin à août ne représentent que 0,08% de la totalité de l'électricité générée pendant cette période. Mais elles représentent aussi de quoi alimenter en énergie quelque 240.000 foyers pendant un mois. Le ministère de l'Environnement avait recommandé aux entreprises et aux particuliers de ne pas pousser la climatisation en dessous des 28 degrés, afin d'aider le Japon à respecter les engagements du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effets de serre. Le ministère prévoit de lancer cet hiver une autre campagne, baptisée "Warm Biz", qui incitera cette fois les salariés à venir travailler en grosse laine et autres tenues à effet thermique permettant de travailler confortablement dans une pièce chauffée à seulement 20°C.
http://fr.news.yahoo.com/050909/202/4kq9b.html"

J'en avais entendu parlé, mais je n'avais pas d'infos plus précise, voilà qui est fait.

Sous l'aspect annecdotique, cette information révèle que certains freins sociologiques restent à lever : Par exemple, aller au travail en vélo, si on doit travailler en costume, c'est toute une organisation. C'est faisable, mais ça complique la vie. Pourquoi ne pas être plus spontannés dans nos usages de "cadres urbains" ? Pourquoi ne pas installer dans tous les immeubles de bureau, comme c'est souvent le cas dans les usines, des vestiaires avec casiers fermant à clé et des douches, ou au moins des lavabos ?

Par exemple, aussi, combien de fois, en quittant le travail, suis-je obligé d'éteindre les clims et les éclairages des bureaux, même le vendredi soir ? Dans bien des cas, on ne fait pas pour l'environnement ce qu'on fait spontannément chez soi (Peut être pas pour l'environnement, dans ce cas, mais plutôt pour le porte monnaie...)

Quand le conseil des ministres se réunira sans cravate, après avoir fait le trajet en vélo depuis leurs ministères respectifs, j'applaudirai !

Allez, encore un effort : relevez le défi !

08 septembre 2005

Indice de Développement Humain

Le PNUD publie aujourd’hui le rapport 2005 sur le développement humain.

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