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14 juin 2006

Déménagement

Rectification : Rien ne ferme bien sûr.

Par contre, le blog poursuit sa route à une nouvelle adresse :

- http://www.noolithic.org

Il y sera toujours question d'intelligence collective, de développement durable, de biodiversité, d'innovation, ... mais aussi de fleurs, de papillons et de bicyclettes ;-)

A bientôt,

12 juin 2006

On ferme !

J'arrête ce blog...
... Enfin, seulement ici, à cette adresse ...

Donc on continue, et on reprend là où on s'est arrêté, sur www.noolithic.org

Le temps de personnaliser le thème, et d'ajouter un peu de contenu (votre indulgence sera comme toujours, bienvenue...)

Au fait, quelqu'un sait-il comment reprendre le contenu de ce blog (ici), et le transporter ?

07 juin 2006

Nanoperspectives - Les enjeux géopolitiques, militaires et démocratiques

Demain, jeudi 8 juin, Vivagora boucle son cycle 2006 de débats (à Paris, mais ça continue à Grenoble), et vous donne rendez-vous à la Cité Internationale Universitaire de Paris, à partir de 19 heures. (Salon Appell, Maison internationale de la Cité internationale universitaire, 17 boulevard Jourdan, 75014 Paris, RER B : Cité universitaire).

La puissance nanotechnologique est un enjeu de domination et de monopole militaire. Pour contrer cette tendance, un processus informel de dialogue international « pour le développement de nanotechnologies responsables » est amorcé. Des groupes associatifs comme ETC Group y participent et demandent aux Nations unies de mettre en place une « Convention pour l’évaluation des nouvelles technologies ».

  • Quels sont les nanoprojets militaires et leurs conséquences sur le système de R&D ?
  • Quelles peuvent être les répercussions géopolitiques du développement et de l’appropriation des nanotechnologies par les pays riches ?
  • Quels sont les exemples d’avancées dans la prise en charge collective de ces enjeux ?

Avec Renzo Tomellini, chef de l’unité Nanosciences et nanotechnologies, DG recherche, Commission européenne, Alain de Nève, Analyste de défense, Institut royal supérieur de défense et réseau multidisciplinaire d’études stratégiques, Belgique, Pat Mooney directeur ETC Group, Canada, Françoise Roure, économiste au Conseil général des technologies de l’information, ministère de l’économie et des finances, Tom Wakeford, sociologue et coordinateur de Nanojury, Bioscience Centre, Newcastle, Grande-Bretagne, André Lebeau, ancien président du CNES, auteur de "L’engrenage de la technique - Essai sur une menace planétaire".

Pour voir le programme complet, et le compte rendu des autres débats, cliquez ici !

A noter aussi que dès ce soir, dans le cadre d'un partenariat avec Vivagora, France Inter réalisera son téléphone sonne d'aujourdhui, mercredi 7 juin, sur le thème " Devons-nous avoir peur des nanos ? "

L'émission aura lieu comme d'habitude en direct entre 19h20 et 20h00  et sera dirigée par Denis Astagneau avec Sophie Becherel. Seront présents pour ce plateau : Bernadette Bensaude Vincent,  Louis Laurent et Benoit Hervé-Bazin.

04 juin 2006

Méfiez-vous des imitations !

Si vous ne connaissez pas encore son nom, vous pouvez commencer à vous y habituer...

Leader du parti conservateur, et donc principal rival de Tony Blair, David Cameron est, à en croire les journaux, le prochain premier ministre du Royaume-Uni.

Et David Cameron va tous les jours au parlement en vélo. Ca fait de belles images pour les télés et les journaux, et ça donne de la crédibilité à son discours sur l'écologie. Une manière de transmettre le message suivant : "Le réchauffement climatique est un problème dramatique, j'ai pris conscience de l'urgence et j'ai décidé d'agir". Très bien...

Le problème c'est que ... Le chauffeur de David Cameron le suit à distance dans tous ses déplacements, en voiture, avec sa malette et une chemise propre. Bilan : Patatra. Plus que nul.

Et là, le message c'est : "David Cameron prend ses électeurs pour des c...s".

Heureusement, c'est en Angleterre que ça se passe. Chez nous, des hommes politiques hypocrites, consacrant l'essentiel de leur énergie à la gesticulation médiatique et aux apparences plutôt qu'aux problèmes de fond, c'est bien connu, ça n'existe pas. Ouf !

Alors, tous pourris ? Non. Loin de moi cette idée.

Mais vigilance quand même. Et un message aux futurs candidats de 2007 : Merci de considérer vos électeurs comme des adultes intelligents et responsables, capables d'un minimum de recul face au bombardement d'images et d'esprit critique face aux belles paroles.

02 juin 2006

Vélo en Ville (à suivre...)

Encore à propos du vélo en ville, j'ajouterais ceci à ma note précédente :

- Le vélo, c'est bon pour la santé...
- Le vélo en ville, c'est bon pour la santé, ...
                    ...même de ceux qui n'en font pas !

Amitiés durables ;-)

Coeur ou moteur ?

Velo L'association "La Périféerique" a procédé, ce mardi 30 mai, à un test comparatif grandeur nature de quatre modes de transport urbain.

Quatre testeurs devaient parcourir 12 km à travers Paris, l'un en vélo, l'autre en rollers, un troisième à pied et en transport en communs (mais avec l'aide d'une trotinette) et le quatrième en voiture.

Le tout a fait l'objet d'un protocole expérimental précis et d'un constat d'huissier. La consigne était donnée notamment de na pas faire une performance sportive, mais simplement de rouler à une allure raisonnable, en respectant le code de la route, et en s'assurant de rester présentable à l'arrivée.

Les résultats :

- Cycliste et rollers : 40 minutes,
- Piéton + transports en communs : 45 minutes
- Voiture : 1h05.

Et les bilans carbone et financier effectués sont éloquents !

Voir le compte rendu détaillé de l'opération, sur le site de la Périféerique.

01 juin 2006

Sols majeurs

C'est une des grandes leçons du dernier livre de Jared Diamond, "Effondrement" : L'appauvrissement des sols par une exploitation intensive, leur érosion et leur lessivage pour cause de dégradation du couvert végétal ou à causes de mauvaises pratiques urbanistiques, forestières et agricoles a toujours précédé, et précipité, la chute des civilisations disparues.

Un sol en bonne santé est une ressource indispensable au bien être humain, au même titre que l'eau ou l'air. Il est indispensable à toute activité agricole, et joue un rôle tampon efficace contre les innondations. Sans parler même de sa capacité de stockage du CO2, souvent négligée (Un sol vivant absorbe et stocke durablement du CO2, alors qu'un sol pauvre en micro-organismes aura tendance à "relacher" son stock).

On peut, sans faire appel au romantisme new age, considérer le sol comme une sorte de "super-organisme" vivant, avec lequel nous allons dans le meilleur des cas établir une relation de symbiose, ou dont nous serions, dans le pire des cas, une sorte de parasite irresponsable qui saperait la santé de son hôte, mettant en danger la sienne propre...

Cette évidence là (notre forte dépendance au sol), a souvent été négligée, voire oubliée. Peut-être précisément parce que les civilisations les plus prospères, celles qui ont duré ou durent encore, se sont établies sur des sols solides, d'une extrème densité en matière organique et abritant une vie "cachée" considérable. Les effets de l'appauvrissement progressif de ces sols si remarquables ne se faisant alors ressentir qu'après de longues périodes d'exploitation et de lessivage, mais  toujours douloureusement et brutalement quand un certain seuil de fragilité est atteint.

C'est ainsi qu'avancent les déserts...

La croissance de la population mondiale, la réduction, du fait de l'aménagement urbain et de la progression des déserts, des surfaces disponibles pour l'agriculture ne font qu'accentuer le problème.

A nous d'en prendre d'urgence conscience : Le sol sur lequel nous reponsons est un capital vital, un trésor à préserver.

Quelques pistes, quelques ressources à creuser, sans prétentions d'exhaustivité :

- Une contribution de Gilles Pipien sur ce thème dans le site "Biodiversité 2007".
- Une proposition de la LPO, sur le même site, pour préserver la biodiversité des espaces agricoles.
- Une étude du CIRAD, "Conserver pour mieux durer", sur les pratiques de l'agriculture de conservation,
- Un article à lire dans le numéro du mois de mai du magazine "Nouveau consommateur" : "Soigner et cajoler un sol fertile",
- Pour les jardiniers, la section "jardin" du site de la fondation Nicolas Hulot.

J'attends bien sûr vos compléments et commentaires.

22 mai 2006

Placer la biodiversité au coeur des débats

Aujourd'hui, à l'occasion de la journée mondiale de la biodiversité, Hubert Reeves et la Ligue ROC lancent le site : Biodiversité 2007.

Ce site est, comme le dit Hubert Reeves dans son éditorial d’accueil, un "outil politique, au service de la démocratie participative pour enrichir la démocratie représentative".

Parce que nous sommes tous concernés, parce qu’au moment de choisir nos représentants et un nouveau président en 2007 nous devrons connaître les propositions des candidats, parce qu’il est important de faire aujourd’hui des propositions pour ne pas rester passifs face à la crise, Biodiversité 2007 est un site à découvrir et à faire connaître.

Travail collectif réunissant de nombreuses associations, comme la Ligue ROC, le comité français pour l'UICN, France Nature Environnement, la LPO, Semences Paysannes, et d'autres à venir, ainsi que des citoyens de tous horizons, ce site a vocation à s'enrichir des contributions de ses partenaires, dans un esprit d'ouverture.

Sa réalisation a mobilisé des scientifiques, comme Hubert Reeves, Bernard Chevassus-au-Louis, Robert Barbault ou Jacques Weber, des responsables d'associations, des experts techniques (fiscalistes, gestionnaires d'espaces naturels, etc.), des juristes, afin de replacer sur des bases neuves la question de la biodiversité, et faire des propositions concrètes à tous les niveaux.

Le site s'enrichira de ces propositions au fur et à mesure de leur élaboration, mais aussi de ressources scientifiques précises, et enfin de l'actualité politique, notamment des discours et propositions des candidats et partis sur le sujet de la biodiversité et de la gestion du patrimoine naturel.

Un site à découvrir ici. (http://www.biodiversite2007.org)

14 mai 2006

Candide au pays du développement durable

Le collectif Passerelle, qui regroupe des acteurs du développement durable en Paca (et auquel j'ai le plaisir et l'honneur de contribuer), présente son premier atelier d’échanges de bonnes pratiques et de regards croisés sur le développement durable :

Candide au pays du développement durable ou comment j’œuvre pour un développement durable sans m’en rendre compte…

Venez nombreux pour échanger avec nos témoins, découvrir les clés d’un futur durable au travers d’actions concrètes et efficaces. Ce premier atelier est aussi l'occasion de venir nous rencontrer, discuter, et pourquoi pas : agir !

Invités – témoins :

Caroline DAAE, professeur de collège - sensibilisation des élèves
Thérèse BASSE, Association Zingha - lutte contre les discriminations
Joel SOLER, Insercollect – insertion et tri sélectif
Grégoire DAVID, gestion de la diversité et inter culturalité– construction d’une société multiculturelle
Remy CARRODANO, promoteur immobilier – promotion de l’éco-habitat
Yves de KERMEL, Association COVACEQ – promotion du commerce équitable
Patricia MAS, Ville de Sanary – action collective des commerçants de Sanary

Et aussi plusieurs chefs d’entreprises pour enrichir nos échanges

Un buffet de boissons équitables sera proposé par l’association Mobiléquitable.

Le Vendredi 2 juin 2006 de 18h00 à 20h00 dans le cadre verdoyant du Jardin d’Hiver à Sanary sur mer. (Jardin d’Hiver – 403, ancien chemin de Toulon – 83200 Sanary-sur-mer)

Partenaires de l’opération :

Insercollect, TCC, Synesys, Kheper, Quetzal238, Mairie de Sanary, Covaceq, Avec le soutien de La Nef, société coopérative de finances solidaires

Afin de vous accueillir au mieux, réponse souhaitée, si possible, avant le 24 mai 2006 par mail passerelle.paca@gmail.com. Pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée avec nous, nous avons prévu un dîner à partir de 20 h 30 au…. (25 € / personne). Merci de préciser également votre présence.

Plus :

Télécharger l'invitation (Affichage écran) : SemaineDD_passerelle.pdf

Personne ne vous croira !

« La France a la chance de posséder là un des territoires les plus riches en biodiversité de la planète. Ce pays prolongeant l'Amazonie, possède une des cinq forêts vierges restantes dans le monde.(…). La Guyane pourrait devenir cette double fenêtre où les efforts technologiques pour explorer l’univers et les efforts écologiques pour sauver la planète se manifesteraient ensemble au reste du monde ». 
Hubert Reeves

La montagne de Kaw, située à environ 20km du littoral Guyanais et à 45km de Cayenne au sud des marais de Kaw est entièrement recouverte de forêt primaire et culmine à 333m. Ce site remarquable (ZNIEFF 1) fait l’objet de plusieurs mesures de conservation (Réserve Naturelle des Marais de Kaw-Roura, Site Ramsar, Réserve Naturelle Volontaire de Trésor ...) qui sont incluses au sein du Parc Naturel Régional de Guyane. La forêt de Kaw présente une biodiversité végétale et animale particulièrement importante pour la Guyane. Sa richesse écologique, la diversité des paysages, une faible anthropisation et sa proximité avec Cayenne en ont fait un site prisé par les touristes à la recherche d’espaces vierges et de tranquillité.

Et pourtant ...

C'est maintenant que personne ne vous croira : Ce site exceptionnel va être détruit, pour le seul profit d'une multinationale minière (CBJ Caïman SAS - Cambior), pour une exploitation éphémère d'Or primaire. Et comme si cela ne suffisait pas, la firme multinationale pose comme conditions préalable à son implantation : l’exonération de l’octroi de mer, de l’impôt sur les sociétés, de la taxe foncière, de la taxe sur le carburant, la réalisation de 55 km de ligne haute tension, et une subvention de 28 millions d’€uros (loi Girardin).

Quand je vous disais qu'on ne vous croira pas !

Pour en savoir plus, et participer à la mobilisation contre ce projet, vous pouvez :

- Visiter le site : http://collectifor.ouvaton.org
- Télécharger le diaporama : CambiorGuyaneFrancaise.pps

P.S. : Dans son livre "Effondrement", dont je parle dans la note précedente, Jared Diamond consacre un large chapitre au Montana, qui a eu, et a encore, fort à faire avec l'industrie minière et ses méthodes parfois douteuses. Sans généraliser, car les pratiques évoluent et certaines sociétés, heureusement, ont fait des progrès considérables, il en reste d'autres qui se comportent comme des voyous. Petite annecdote triviale, sur la face interne de la porte des toilettes, de nombreux habitants du Montana ont placé une petite affiche qui dit : "Faites comme l'industrie minière, ne tirez pas la chasse en quittant ces lieux, laissez quelqu'un d'autre le faire pour vous !"

Effondrement

Sous titré : "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie", ce livre de Jared Diamond est une somme de travail incroyable, utilisant la méthode comparative et toutes les informations archéologiques disponibles pour retracer l'histoire de civilisations disparues, parfois dans des circonstances dramatiques, et celle d'autres qui ont perduré.

L'auteur va plus loin en mettant le tout en perspective avec notre situation actuelle, et certaines études de cas (Le Montana, l'Australie, la Chine, la Papouasie Nouvelle Guinée, Haïti et la république dominicaine, ...) sont de véritables monographies extrêmement bien documentées et argumentées.

Le tout donne une vision d'ensemble qui peut donner le vertige et, au choix, un bon coup de blues ou un bon coup de fouet pour se mobiliser. Car, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, ce livre n'est pas catastrophiste, et propose des pistes concrètes et sérieuses pour agir, en faisant au passage l'éloge de nouveaux processus de prise de décision "Bottom Up" et de l'intelligence collective...

J'avais lu ce livre il y a quelques mois dans sa version originale (Collapse), et j'ai malheureusement trainé un peu pour en faire la chronique. C'est maintenant chose faite, et donc l'occasion de vous signaler que la version française est disponible depuis le 11 mai.

A signaler aussi que Jean-Luc Porquet consacre à ce livre sa chronique hebdomadaire (toujours excellente, d'ailleurs - A elle seule, elle justifie l'achat de cet hebdomadaire), en page 5 du "Canard Enchaîné" cette semaine.

Noolithic.org

Juste un détail : Vous pouvez désormais accéder à ce blog à l'adresse :

- http://www.noolithic.org

C'est plus court et plus facile à retenir. Rien de changé à par ça, mais si vous décidez de modifier votre page de lien ou vos favoris, conservez plutôt cette adresse là. Par ailleurs, Noolithic.com continue son bonhomme de chemin, en attendant (d'ici quelques semaines, j'espère) une refonte de la charte graphique, la mise à niveau sur une version plus récente de Spip, et une actualisation du contenu.

Googecolo : Allez-vous changer vos habitudes ?

Une initiative amusante et sympa qu'on m'a signalé :

Googecolo.com propose un habillage écolo du célèbre moteur de recherche Google, en affichant chaque jour un conseil différent pour respecter la planète. Vous gardez bien sûr toutes les fonctionnalités de Google.

Donc si vous aimez ce moteur de recherche, pourquoi ne pas faire de Googecolo.com votre nouvelle page d'accueil, et en profiter pour faire évoluer petit à petit vos habitudes ?

03 mai 2006

Une interview de Renaud Richard (The Natural Step)

A lire sur GoodNews.fr

29 avril 2006

Le grand défi

"Il nous faut apprendre à nous aimer comme des frères, ou nous préparer à périr comme des imbéciles"

Martin Luther King

25 avril 2006

Vive la "cyclodiversité" !

Ices_rem
Rendez vous à Allègre du 5 au 11 août !

24 avril 2006

Ruptures et traditions

Une citation à méditer, une pépite trouvée dans l'avant-propos de l'excellent livre de Nicolas Chevassus-au-Louis, "Les briseurs de machine" :

"La tradition de toutes les générations mortes pèse d'un poids très lourd sur le cerveau des vivants"

... Karl Marx

L'avenir de la planète

Oui, je sais, c'est assez générique comme titre de note. Mais c'est celui d'un forum organisé le 17 Mai à Paris, de 8h30 à 18h30, à la maison de la Chimie.

Les grandes questions d'actualité (Energie, climat, biodiversité, urbanisation), y seront traitées lors de tables rondes où interviendront entre autres spécialistes : Jean-Louis Etienne, Dominique Lecourt, Philippe Kourilsky, Jean Jouzel, Jean-Claude Ameisen, Bernard Chevassus-au-Louis, Jean-Christophe Rufin, et bien d'autres.

L'inscription est gratuite, dans la limite des places disponibles.

Programme, renseignements et inscription : http://www.avenirplanete.com

21 avril 2006

21 avril ...

Vous avez aimé le 21 avril 2002 ? Vous allez adorer le 22 avril 2007.

C'est dans un an. Et on n'aura pas trop d'un an pour réfléchir à la meilleure façon d'éviter que le même scénario ne se reproduise, voire pire encore.

J'évite en général de parler ici de politique. En tout cas de cette politique là. Mais je considère la soirée de ce funeste 21 avril 2002 comme le moment le plus traumatisant de ma vie d'électeur, il est vrai privilégié d'être né dans un pays doté d'une solide tradition démocratique.

Raison de plus pour en profiter, et pour la défendre, cette démocratie.

Malheureusement, les mêmes causes conduisant aux mêmes effets, toutes les conditions sont réunies pour que le 20 heures s'ouvre ce soir là sur une image encore plus glaçante : Le Pen en tête au premier tour des élections présidentielles.

2, voire 3 ''grosses'' candidatures à droite, et autant à gauche. Et combien de ''petites'' de chaque coté ?

Le Front National fait à peu près autant, en nombre de voix, à chaque grand rendez-vous électoral. C'est l'absentéisme, la faiblesse des autres candidats et la dispersion des voix qui lui permet de faire des pourcentages important et de se placer au premier tour.

Si on veut éviter de revivre une "gueule de bois" républicaine le 23 avril 2007, il faudra bien se poser la question de savoir à quoi sert le premier tour d'une élection présidentielle ? A se défouler ? A crier son mépris de la classe politique ? A exprimer sa colère ou sa mauvaise humeur ? Ou serait-ce plutôt un moment privilégié dans une vie démocratique, celui ou on choisit le (la) candidat(e) qui sera tout à la fois le plus apte à gouverner, le plus proche de ses convictions, et qui aura le plus de chance de représenter ces mêmes convictions, et de l'emporter, au second tour ? Répondre oui à cette dernière question, c'est effectivement devoir peut être se résigner à faire l'impasse sur le "petit" candidat (ou candidate) qu'on trouve très sympathique et courageux, et dont on se sent intellectuellement plus proche.

Ca peut effectivement faire mal au coeur, mais il faut savoir ce qu'on veut vraiment. Le premier tour n'est pas un évènement isolé dans la vie politique d'une démocratie, mais le moment, faut-il le rappeler, où se prépare le second tour.

Pour être honnête, je dois avouer que je me suis moi aussi "fait plaisir" le 21 avril 2002. Et je m'en suis amèrement mordu les doigts, en me promettant de mieux réfléchir la prochaine fois.

Après avoir lu ces lignes, vous ferez bien sûr ce que vous voudrez le 22 avril 2007. Vous pouvez tout aussi bien ne pas voter. Ou voter pour un candidat dont vous savez pertinemment qu'il n'a aucune chance d'être présent au second tour.

Mais vous le ferez en connaissance de cause, en plein exercice de votre liberté et de votre responsabilité.

13 avril 2006

A suivre...

Quelques nouvelles d'initiatives dont il a été déjà question ici :

- De nouvelles brochures détaillant plus précisément ce que fait la branche française de The Natural Step sont maintenant disponibles dans la section documentation de leur site (attention, écologie oblige, la version pour impression est différente de la version destinée à la lecture sur écran : soyez vigilant et n'imprimez pas n'importe quoi !). Vous y trouverez notamment une présentation des formations proposées par TNS et une plaquette décrivant l'offre de service aux entreprises. N'oubliez pas non plus de jeter un coup d'oeil aux "News du mois".

- Si vous considérez qu'activité sportive et responsabilité sociétale et environnementale ne sont pas forcément en contradiction, vous lirez sans doute avec intérêt le premier numéro de l'e-mag lancé par l'association "SVPlanète" (Un Sport Vert pour ma Planète). Vous pouvez le télécharger directement ici, en attendant la mise en ligne prochaine de leur site web.

- Téléchargez l'emag_svplanete_numero1.pdf

09 avril 2006

Comment on va sauver la Terre !

Si comme moi vous avez des "juniors" à la maison, je ne peux que vous recommander de leur offrir le numéro spécial de "Science et Vie Junior" éponyme de cette note (En kiosque en ce moment).

C'est une véritable mine de nouveautés, d'idées, d'ébauches de solutions aux problèmes actuels de notre planète, utilisant, cerise sur le gateau, des technologies disponibles dès aujourd'hui. A un âge (10 - 17 ans à peu près) où on s'enthousiasme (plus) facilement pour ce qui est nouveau, où les freins au changement sont moins nombreux (en général), ce serait dommage de les priver de ces pistes à explorer et des ces germes d'espoir. Toutes les réponses n'y sont pas (il leur restera du travail, à ces futurs adultes), mais les bonnes questions y sont. Et les parents y trouveront sûrement de quoi s'étonner.

Bonne lecture.

08 avril 2006

Pub : Grace à lui, devenez un dieu !

Bouleversement climatique ? Dépletion du pétrole ? Sécurité ?
Qu'importe, votre nouveau Chevrolet Tahoe fera de vous un Dieu.

Une petite vidéo publicitaire parodique, à voir (en anglais)!

07 avril 2006

Normalisation, innovation, complexité

J'ai pu assister dans la soirée du 6 avril a un débat organisé par l'association Vivagora, dont l'objet principal était l'usage des nanotechnologies dans notre quotidien, notamment dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. Au cours de la soirée, de nombreuses digressions intéressantes nous ont conduit à réfléchir à la notion de normes, à leurs finalités, à la façon dont elles sont élaborées et finalement à la question de savoir qui les édicte, et qui en bénéficie.

Au départ, tout paraît relativement simple : Le travail de normalisation peut répondre dans certains cas à une volonté du législateur, qui fixe quelques « règles du jeu » minimales. Mais il répond surtout, en théorie, au besoin de rendre « interopérables » et « communicants » les systèmes entre eux, et surtout à faciliter leur mise sur le marché et leur circulation dans une économie mondialisée.

Au final, c'est surtout de luttes de pouvoirs pour savoir qui contrôlera le marché qu'il s'agit. La norme devient une arme clé dans la guerre économique. Qui contrôle la norme, et de préférence au niveau le plus « bas », et au niveau le plus fin, contrôle le marché. Vous êtes le premier à mettre sur le marché une nouvelle technologie ? Inondez le marché au plus vite, et surtout fréquentez assidûment les instances de normalisation et prodiguez leur généreusement vos conseils. Vous arrivez après, mais qu'importe, vous êtes plus gros, plus riche et plus puissant que votre concurrent ? Concevez votre propre norme, si possible à l'aide de quelques alliés puissants, et vous  évincerez « en douceur » votre adversaire. Tout ceci bien sûr dans l'intérêt du consommateur, puisqu'il aura à sa disposition des produits « standards », maîtrisés, sûr et communicants.

On se souvient par exemple de la guerre des standards pour les cassettes vidéos, de celle sur les téléphones mobiles, ou encore, aujourd'hui, sur les fameuses étiquettes dites intelligentes (RFID). Le plus souvent, plusieurs acteurs puissants s'organisent et passent une alliance pour définir le futur standard du marché. Dans le domaine des systèmes d'exploitation pour ordinateurs personnels, on est bien obligé de constater qu'un acteur du marché fixe à lui seul le standard de fait, depuis maintenant une vingtaine d'années. C'est donc, dans l'intérêt de l'utilisateur bien sûr, une sorte « d'oligarchie » économique qui met au point et édicte les standards qui lui conviendront, à elle, et lui permettront de consolider sa domination sur le marché. Dans un système théoriquement dominé par le marché (l'utilisateur), c'est bel et bien le fournisseur, et non le client, qui fixe la norme.

A l'opposé du concept d'émergence (bottom-up) sur lequel je reviendrai plus loin, c'est bien une approche top-down qui domine.

Quelles en sont les implications ? J'en vois trois principales :

  1. Malgré la transparence théorique du produit fini (la norme), le processus qui conduit à son élaboration se fait essentiellement sans impliquer l'usager, qui au passage est aussi un client et un citoyen. La norme étant généralement un document technique destiné à des techniciens, sa compréhension échappe largement aux citoyens, et relève des seuls experts.  De nombreux aspects éthiques sont souvent « oubliés » dans la réflexion (Où sont les données ? Qui peut les lire ? Pendant combien de temps sont elles conservées ?), ou ressurgissent, trop tard, sous forme de polémiques interminables.

  2. Ce mode d'élaboration des normes techniques installe de fait une coupure vis à vis de l'usage qui sera fait effectivement de l'outil, et des motivations réelles de l'usager. Vieille question qui agita jadis les évolutionnistes : Est-ce l'organe qui crée la fonction ? (L'outil qui fait l'usage ?) ou la fonction qui crée l'organe (l'usage qui détermine l'outil ?). Combien de fois sommes nous, simples usagers, obligés de nous adapter à un outil répondant mal à nos besoins, alors que nous aurions tant aimé avoir un outil qui s'adapte à notre usage...

  1. Enfin, et c'est peut être le plus grave, je vois dans tout cela comme une négation de la complexité du monde réel, des dynamiques d'interactions sociales, culturelles, et environnementales, et des ruptures que sont susceptibles d'introduire certaines innovations. Comme une dangereuse volonté de simplification forcée. Réductionnisme et déterminisme contre approche systémique et globale ? Si c'est le cas, c'est à une extrême fragilisation du système, dans son ensemble, qu'il faut s'attendre. Comme un château bâti sur des sables mouvants. Forcer son environnement à s'adapter, plutôt que de s'adapter à son environnement est hélas bien dans les habitudes de l'humanité, depuis quelques milliers d'années en tout cas. Mais nous constatons aujourd'hui les limites de cette attitude...

Alors quelles réponses apporter, face à ce constat ?

Faisons preuve d'un peu de modestie, et prenons exemple sur le vivant : Celui-ci nous inspire déjà, à travers le « biomimétisme », de nombreuses innovations technologiques (je citerai par exemple le « Velcro ». Peut-être peut-il aussi nous inspirer une autre façon d'innover. Depuis 3,8 milliards d'années, sans interruption, le vivant est là. Il a su s'adapter à des bouleversements prodigieux de son environnement, en s'adaptant et en innovant sans cesse. Que nous apprend-il ?  Que l'innovation ne suit pas un processus linéaire, mais au contraire chaotique. Qu'il n'existe d'équilibres qu'en mouvement, dynamiques, comme un cycliste qui tombe s'il cesse d'avancer. Que la complexité est là, et que c'est à nous de nous y adapter. Elle peut même être une source d'enrichissement et une véritable « assurance vie » face à l'incertitude. Alors que vouloir tout simplifier revient à mettre la tête dans le sable. Enfin, dans le vivant, et à quelque niveau d'analyse que l'on se place, c'est le « bottom-up » qui gouverne l'évolution. Le « top down » n'existe pas, sauf à prendre à la lettre les thèses créationnistes. C'est bien « d'émergence » qu'il s'agit, lorsque qu'apparaît un niveau d'organisation supérieur, et lorsque les propriétés d'un système deviennent supérieures à celle des éléments qui le compose. C'est aussi d'émergence que l'on parle lorsque une espèce (une innovation) qui se trouve être bien adaptée à son environnement s'y épanouit, au moment ou d'autres disparaissent. Pour clore cette comparaison avec le vivant, cette petite métaphore, forcément simplificatrice : L'espèce qui réussi (l'innovation) n'est pas celle qui est imposée par son créateur (le fournisseur) à un environnement (la société) hostile ou simplement sceptique. C'est celle qui, tout simplement, saura y trouver sa place.

C'est à nous tous, consommateurs tout autant qu'industriels, que s'adressent les leçons de cette « écoute du vivant ».

En tant qu'usagers, nous devrions sans doute nous réapproprier les outils. Ne pas « accepter sans comprendre », ce qui ce passe dans toutes ces « boîtes noires » qui font désormais notre quotidien, mais réfléchir à leurs apports réels, à leurs impacts sur nos vies, et à ce que nous voulons vraiment. Mieux les maîtriser nous aidera à mieux maîtriser notre futur. Et gardons à l'esprit ces questions : Qui asservit qui ? L'outil sert-il mes objectifs, ma volonté ? Ou, comme l'anneau de Frodon, m'impose t-il sa propre volonté ?

En tant que producteur d'innovation et acteurs économiques, les entreprises (et les administrations concernées) seraient peut-être bien inspirées de réfléchir à la façon d'innover autrement, en écoutant l'ensemble des parties intéressées, en acceptant la complexité et les contradictions, voire ce qui leur semblera relever de « l'irrationnel » chez leurs interlocuteurs. Sur le processus d'innovation lui même, le monde du logiciel libre, sur le modèle de « la cathédrale et le bazar » montre peut être la voie. L'outil y est le résultat d'un travail collaboratif, d'itérations nombreuses et « chaordiques » entre utilisateurs et développeurs, ce qui permet une personnalisation poussée et une adaptation fine de l'outil à l'usage qui en sera fait.  La norme existe, mais elle résulte de ce même processus, et répond à un impératif simple : Nous devons communiquer pour travailler et produire ensemble. Enfin, la question du « sens » d'une innovation, et de son impact à court et long terme sur les comportements, la cohésion sociale, les libertés individuelles, les cultures et l'environnement devrait être présente tout au long du processus d'innovation et de normalisation. « L'éthique » de l'innovation (et pas seulement en biologie et en médecine, ou ces questions sont déjà présentes et mêmes réglementées) est une discipline encore à inventer.

Décider aujourd'hui pour vivre demain

Ca y est ! J'ai enfin reçu les actes (1 livre + 1 DVD) de la conférence internationale "Biodiversité, science et gouvernance". J'aime beaucoup le sous-titre (celui de cette note).

J'y reviendrai. En attendant, vous pouvez toujours lire le compte-rendu que j'avais écrit à l'époque, ou, pour les plus pressés, lire ça.

03 avril 2006

Un nouvel outil pour développer notre société ?

Un appel, une proposition, qui m'a semblée originale et intéressante, tout à fait dans l'esprit d'une "intelligence collective", à créer, à encourager et à animer. Je vous laisse découvrir :

- Pourquoi lors des élections, avons-nous l’impression de choisir le candidat le moins pire ?
-  Pourquoi voulons-nous remplacer notre modèle de société parce qu’il a pour seule norme le profit ?
-  Pourquoi ne croyons-nous plus que nous vivons dans le meilleur pays du monde ?
- Pourquoi avons-nous l’impression que les stratégies du président Bush nous amènent au bord du chaos ?


Réponse pour une société qui veut retrouver le goût de l’avenir
Aujourd’hui notre société est divisée en deux : les mondialistes vs les alter mondialistes, les générations montantes vs les boomers, les intellectuels de la capitale vs les immigrants des banlieues, etc. Ces divisions semblent nous empêcher de faire des choix donc de progresser. Dans certains journaux, on accuse même les citoyens de résistance aux changements.

La morosité ne vient pas de nos divisions, mais du fait que les citoyens que nous sommes n’avons plus aucun pouvoir concernant les décisions qui nous concernent. Plus de la moitié des gens pensent que la belle vie est désormais derrière eux. La publicité et la télévision nous ont isolés les uns des autres, sans solidarité nous perdons des pouvoirs qui nous appartiennent.

Proposition
Nos dirigeants actuels semblent souffrir d’un déficit de réflexion parce qu’ils sont sans points de repère dans une société en rupture. Ils ne gèrent plus que le court terme (à peine quatre ans) et ont abandonné la planification du long terme. De plus, notre société est arrivée au bout de la logique qui a été choisie en 1945 : notre modèle de société a épuisé sa durée de vie utile. Nous devons apprivoiser les nouveaux mécanismes qui font basculer notre société du stade industriel au stade postindustriel si nous voulons inventer un nouvelle façon de vivre ensemble. Le réseau ConstellationW offre deux outils :

1- Un modèle de la société du savoir. Ce modèle peut devenir un instrument de pilotage de notre développement, un outil capable de gérer l’interdépendance entre les acteurs qui cherchent les consensus capables de rendre ce développement durable.

2- Une plateforme électronique pour que les citoyens développent ces consensus ; donc un cadre de réflexion collective sur ce qui devrait devenir notre société. Voir en pièce attachée la liste des groupes de collaborateurs qui participent au démarrage de ce réseau.

Le réseau Constellation sera inauguré à Paris le 4 avril prochain lors du colloque INTRACOM 2006 :  http://intracom-paris.com/

Michel Cartier

Pour en savoir plus : http://www.constellationw.com

23 mars 2006

Débat : "Sommes nous menacés par notre environnement ?"

La commune de Six Fours les plages et Inexens organisent le vendredi 24 mars, un débat grand public sur le thème : "Sommes nous menacés par notre environnement ?".

De plus en plus de voix scientifiques s’alarment concernant la dégradation constante de notre environnement. Pollutions atmosphériques,  changement climatique, risque de pandémie liée à des virus, notre planète serait en train de subir des perturbations telles que la survie de l’humanité serait en jeu. Les pouvoirs politiques internationaux se mobilisent sur ces questions sans trouver de consensus. Qu’en est-il concernant notre propre existence dans notre société ? Ces menaces sont-elles réelles et nous concernent-elles ? Comment les mesure-t-on ? Comment est-il possible de réagir collectivement et individuellement ?

Participerons à ce débat, animé par Eric Raulet :

  • François RODHAIN, professeur à l'Institut Pasteur; spécialiste de l'épidémiologie, il est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs des maladies tropicales,(particulièrement des virus transmis par les insectes dont nous ne sommes plus à l’abri avec le réchauffement climatique),co-auteur de "Le mystère des épidémies (Pasteur, 2005)
  • Dorothée BENOIT BROWAEYS, journaliste scientifique, animatrice des « cafés du vivant » à Paris» (Débats sur les questions de santé et environnement), co-auteur avec André Cicollela de « Santé et environnement » (mai 2005, Fayard)
  • Annick DOUGUEDROIT, Présidente de la Commission de Climatologie de l’Union Géographique internationale, professeur à l’Institut de Géographie de l’Université de Provence

La formule de ce débat reposant sur l'interaction, le public est invité à participer largement.

La débat se tiendra à la salle Daudet de l’Espace Malraux , 100 Avenue De Lattre De Tassigny, et commencera à 20h30 précises.

19 mars 2006

Le management de l'intelligence collective

Les citations des deux notes précédentes sont extraites du livre d'Olivier Zara :

"Le Management de l'Intelligence Collective"

Bien que ce livre appartienne à la catégorie des livres de management, qui n'est pas a priori un genre littéraire que je goûte particulièrement, j'ai pris un réel plaisir à le lire, et même à le relire récemment. Les processus de consultation, de recherche de solutions, de décision et de capitalisation de l'information sont souvent d'une importance cruciale lorsqu'il est question de choix engageant une entreprise ou un collectif, et ce particulièrement dans le cadre d'une démarche de développement durable.

D'ailleurs, de la baie des cochons à la libération ratée des otages américains en Iran, l'histoire regorge de fiascos qui trouvent leur origine en grande partie dans des processus de prise de décision collectifs inadaptés. La lecture de ce livre, et l'application des quelques principes de base qu'il propose, devrait donc être utile à beaucoup.

Autre mérite du livre, et non des moindres, c'est qu'il a lui même été écrit selon un processus collaboratif, en application des préceptes qu'il recommande.

Et si vous êtes amateurs de citations, vous en trouverez en quantité et en qualité !

En voici deux autres :

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

"La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat"
Kofi Annan

Pour en savoir plus :

- Le portail collaboratif R&D d'Axiopole
- Le site du livre

18 mars 2006

Et des idées...

"Rien n'est plus dangeureux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée"
Alain

Des doutes ...

''L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûr d'eux et les gens sensés plein de doutes"
Bertand Russel

17 mars 2006

Participez à l’Observatoire des Papillons des Jardins

Le Museum National d’Histoire Naturelle et Noe Conservation lancent un observatoire national et tout public des papillons des jardins !

Pourquoi les papillons ? Il s'agit de completer l'information sur la biodiversite fournie par les oiseaux (par ex., programme STOC) en s'interessant a un groupe par ailleurs bien etudie mais pour lequel les informations de type suivi manque en France (alors qu'au niveau europeen, nos collegues realisent des suivis standardises permettant de suivre l’evolution temporelle des papillons de jours depuis longtemps).

Pourquoi faire appel au grand public ? La conservation de la biodiversite est l'affaire de tous. Chacun peut s'impliquer et le suivi est une facon des plus simples de s'impliquer (acquerir de la connaissance pour prendre les bonnes decisions de conservation). De plus, de nombreuses especes communes de papillons sont relativement faciles a identifier, permettant ainsi la participation d’un large public, meme avec tres peu de connaissance en identification et en biologie.
Pourquoi faire aussi appel aux naturalistes ? Au sein de l'OPJ, on peut participer de deux facons, soit en se concentrant sur une liste pre-definie de 28 especes ou groupe d'especes faciles a identifier, soit en considerant la totalite des especes de papillons de jour potentiellement presentes dans les jardins. Ce deuxieme volet s'adresse bien entendu a ceux qui ont deja quelques connaissances sur les papillons et servira a calibrer les observations du public le plus neophyte dans le domaine.
Pour les plus chevronnes d'entre vous en matiere de papillons, il existe aussi le STERF, reseau naturaliste semblable au STOC qui se met en place simultanement (un autre appel a participer suivra).

Comment participer ?
il suffit de telecharger le mode d'emploi (dont le principe est resume ci-dessous), le guide d'identification et une fiche de terrain sur le site www.noeconservation.org a partir du 21 mars. Plus tard, une interface de saisie en ligne vous permettra en quelques minutes chaque fin de mois d'alimenter une base de donnees nationale et de recevoir une synthese des progres de l'observatoire et des premiers enseignements.

Comment participer a l’Observatoire des Papillons des Jardins ?
Ouvrez l’œil chaque fois que vous etes dans votre jardin!
L’identification. Lorsque que vous voyez un papillon, il s’agit d’abord de mettre un nom dessus. Afin de permettre la participation de tous, l’Observatoire se concentre sur les 28 especes les plus communes. Toutes les especes sont presentees (avec une photo, un descriptif et une carte de repartition) sur le site www.noeconservation.org
Le comptage. Une fois l’espece identifiee, comptez le nombre d’individus de la meme espece visibles au meme moment (pour eviter de compter le meme papillon plusieurs fois). A la fin de chaque mois, c’est uniquement le nombre maximum du mois, de chaque espece de papillon qui sera transmis pour analyse. On peut compter les papillons quand on veut et autant de fois qu’on veut: il n’y a pas d’engagement et toutes les observations comptent !
La saisie des donnees. A la fin de chaque mois, du printemps a l’automne, les participants saisissent leurs donnees en remplissant un formulaire en ligne . Ils vous faudra deux minutes pour saisir vos donnees. Les donnees sont alors traitees par les scientifiques du Museum, qui vous transmettront regulierement un bilan des observations.

Information complémentaires :

Pierre Carret, Charge de Programme "Flore & Insectes"
Association Noe Conservation

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